La crise diplomatique entre le Bénin et le Niger a eu d’impacts sur les activités au Port autonome de Cotonou (PAC). Bart Van Eeno, directeur général du PAC, et Kristop Van Den Branden, directeur commercial, ont révélé dans les moindres détails, les effets néfastes que ladite crise a eus sur les activités au PAC, lors de leur intervention sur BIP Radio, le dimanche 30 juin 2024.
Selon Bart Van Eeno, 83 % des importations du Niger transitaient par le Port Autonome de Cotonou avant la crise. La situation actuelle a entraîné une réduction du nombre de navires qui accostent à Cotonou. « On était à peu près à 95 à 100 navires par mois par le passé; en 2022 par exemple », a confié le directeur commercial Kristop Van Branden. Mais suite à la fermeture de la frontière entre le Niger et le Bénin, « en moyenne 70 à 80 navires par mois sont accueillis au port autonome de Cotonou », a-t-il précisé. Lire aussi: [Assimi Goïta en visite au Burkina Faso :« Nous avons décidé de sortir des partenariats de façade »)>https://www.linvestigateur.info/?Assimi-Goita-en-visite-au-Burkina-Faso-Nous-avons-decide-de-sortir-des&var_mode=calcul ] « Sur les 10 millions de tonnes que le port autonome de Cotonou importe, il y avait à peu près 30 % qui allait vers les pays de l’hinterland », dont le pays du général Abdourahamane Tiani, a souligné le directeur commercial. Selon Kristop Van Branden, « de ces 30%, il y avait 90 % qui était à destination du Niger ». Il a ajouté que la baisse d’activité liée à la crise a entraîné une diminution d’environ 15 % du chiffre d’affaires du PAC. Malgré ces chiffres moins reluisants, le directeur général Bart Van Eeno rassure que le port autonome de Cotonou se porte bien et continue de recevoir des navires. « Le port n’est pas vide », a-t-il affirmé, précisant qu’environ 1000 navires y accostent chaque année.















