Nouvelle attaque armée au Nigéria: plusieurs élèves enlevés dans une école de l’État de Niger

L’école primaire et secondaire St. Mary’s de Papiri, dans l’État de Niger, a été la cible d’une attaque menée par des hommes armés aux premières..

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L’école primaire et secondaire St. Mary’s de Papiri, dans l’État de Niger, a été la cible d’une attaque menée par des hommes armés aux premières heures du vendredi 21 novembre 2025. Plusieurs élèves et enseignants ont été enlevés, ce qui relance les inquiétudes sécuritaires dans le nord du Nigéria où les enlèvements en milieu scolaire se multiplient.

Le Nigéria a subi, vendredi, une nouvelle attaque à l’école St. Mary’s, située dans la zone de gouvernement local d’Agwara, dans l’État de Niger. L’attaque a été confirmée par le gouverneur Alhaji Umar Bago sur sa page Facebook officielle. Dans un communiqué publié dans la foulée, le gouverneur a condamné l’enlèvement des élèves et rappelé les directives sécuritaires déjà en vigueur dans les zones menacées. Selon des médias locaux, les assaillants sont arrivés à bord de plus de soixante motos et d’une camionnette avant de prendre d’assaut l’établissement. Le gardien de l’école aurait été blessé par balle, tandis que des enseignants et plusieurs élèves ont été emmenés vers une destination encore inconnue. La police de l’État de Niger a également confirmé l’attaque. Son porte-parole, SP Wasiu Abiodun, a annoncé le déploiement d’unités tactiques en collaboration avec l’armée et d’autres forces de sécurité. Ces équipes mènent des opérations de recherche intensives dans les forêts environnantes afin de retrouver les élèves enlevés le plus rapidement possible. Le commissaire de police, CP Adamu Elleman, a appelé les habitants à conserver leur calme et à fournir toute information pouvant aider les opérations de secours. Il a par ailleurs indiqué qu’une enquête approfondie serait menée et que des mesures seraient envisagées contre la direction de l’école, accusée d’avoir maintenu les activités académiques malgré les instructions du gouvernement ordonnant la fermeture des établissements en raison de la menace sécuritaire. Pour l’heure, aucun décès n’a été signalé, mais le nombre exact d’élèves enlevés reste incertain. Certaines sources évoquent plus de cinquante victimes. Cette attaque intervient environ une semaine après l’enlèvement de 26 filles à la Government Girls Comprehensive Senior Secondary School de Maga, dans l’État de Kebbi, une opération violente qui avait coûté la vie au directeur adjoint de l’école, Malam Hassan Makuku.

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