Un bateau transportant près de 300 passagers, principalement des femmes et des enfants, a chaviré dans le nord-ouest du Nigeria dans la nuit du lundi au mardi. Plus de 100 personnes sont portées disparues, et une opération de secours est lancé.
Le Nigeria est une nouvelle fois en deuil après un accident tragique sur le fleuve Niger. Dans la nuit du lundi 30 septembre au mardi 1er octobre 2024, un bateau de fabrication locale, surchargé de passagers revenant d’un festival islamique nocturne, a chaviré dans le district de Mokwa, dans l’État du Niger. Selon l’agence de gestion des urgences de l’État, plus de 100 personnes sont portées disparues, la plupart étant des femmes et des enfants. Le bateau, conçu pour transporter une centaine de passagers, en contenait près de 300 au moment de l’accident. Le poids excessif a provoqué la rupture de l’embarcation, selon Salihu Garba, directeur des secours et de la réhabilitation au sein des services d’urgence de l’État. Cet événement est la quatrième tragédie de ce genre à frapper le nord du Nigeria depuis le milieu de l’année 2023, une région où les infrastructures routières défaillantes rendent les voyages fluviaux indispensables mais dangereux. Les opérations de sauvetage ont été lancées après l’accident. Selon Abdullahi Baba-Arah, chef des services d’urgence de l’État du Niger, au moins 150 personnes avaient été secourues dès mercredi matin, grâce aux efforts combinés de plongeurs professionnels et de bénévoles locaux. Les médias locaux rapportent que 11 corps, dont ceux de neuf hommes et deux femmes, ont été repêchés jusqu’à présent. Cependant, l’espoir de retrouver d’autres survivants s’amenuise avec chaque heure qui passe. Lire aussi: [Actualités: Le Hezbollah confirme la mort de Hassan Nasrallah dans une frappe israélienne))>https://www.linvestigateur.info/?Le-Hezbollah-confirme-la-mort-de-Hassan-Nasrallah-dans-une-frappe-israelienne&var_mode=calcul] Les accidents de bateau au Nigeria sont malheureusement fréquents, en particulier dans les zones rurales et isolées. Des facteurs tels que la surcharge des embarcations, leur mauvais entretien et l’absence de régulations strictes sont souvent mis en cause. Selon les experts, ces failles dans la gestion des transports maritimes aggravent le nombre de victimes à chaque nouvel incident. Dans la plupart des cas, les passagers ne portent pas de gilets de sauvetage et les bateaux sont rarement soumis à des contrôles réguliers de sécurité. Le district de Mokwa, en particulier, est vulnérable à ces accidents en raison de la dépendance de ses habitants des voies fluviales pour leur déplacement. Les routes en mauvais état et l’absence de ponts rendent les voyages par bateau presque inévitables pour les communautés locales, malgré les risques qu’ils comportent.















