L’ancien président Mohamed Bazoum du Niger a été entendu mercredi matin par trois gendarmes dans le cadre de l’enquête préliminaire dans sa résidence. Les enquêteurs sont : un commandant, un capitaine et un adjudant.
Cette audition du président renversé fait suite à la levée de son immunité par la Cour d’État dans l’optique de pouvoir le juger pour haute trahison. En effet, l’ex-président Mohamed Bazoum n’avait pas voulu s’expliquer sans la présence de sa défense. Dès lors, le groupe d’enquêteurs venus la veille pour l’interroger, est reparti. Lire aussi: [Au Niger : le général Abdourahamane Tiani prend une décision radicale pour la lutte antiterroriste)>https://www.linvestigateur.info/?Au-Niger-le-general-Abdourahamane-Tiani-prend-une-decision-radicale-pour-la&var_mode=calcul] Le lendemain il a pu finalement être entendu en présence de son avocat, le bâtonnier Moussa Coulibaly. L’audition qui a duré près de cinq heures n’a pas empêché le président M. Bazoum de bien répondre aux nombreuses questions des enquêteurs. Cette démarche entre dans le cadre de l’enquête préliminaire après la levée de son immunité par la Cour d’État pour pouvoir le juger pour haute trahison. C’était le 24 juin dernier, lors d’une audience qui a tenu en haleine tous les Nigériens. Plus d’un an après le coup d’Etat qui l’a renversé, le président Mohamed Bazoum et son épouse Hadiza sont retenus dans leur résidence officielle à l’intérieur du camp de la garde présidentielle du général Tiani. Toutes les tentatives de la Cédéao pour les libérer ont été vaines. La junte au pouvoir est restée ferme sur sa décision.















