Des détonations ont été signalées tôt dans la matinée de ce jeudi 18 juin aux alentours de l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey. À l’heure actuelle, les circonstances de ces tirs demeurent inconnues, plusieurs mois après une attaque jihadiste qui avait profondément remis en question le dispositif de sécurité de la principale plateforme aéroportuaire du Niger.
L’inquiétude est montée d’un cran à Niamey ce jeudi 18 juin. Selon plusieurs témoignages de riverains, des tirs ont été entendus aux abords de l’aéroport international Diori-Hamani dès 6 heures du matin.
Les détonations se poursuivaient encore vers 7 h 20 GMT, sans qu’aucune communication officielle ne permette, à ce stade, d’en préciser l’origine ou les circonstances.
Cette situation intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible autour de l’aéroport de la capitale nigérienne. Le 29 janvier dernier, le site avait été la cible d’une attaque d’envergure attribuée à des combattants de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS). Les assaillants étaient parvenus à s’introduire dans l’enceinte de l’aéroport par une porte non surveillée avant de circuler sur le tarmac civil, où plusieurs appareils commerciaux avaient été pris pour cible.
L’attaque s’était ensuite étendue à la Base 101, principal site d’Africa Corps au Niger, où plusieurs équipements militaires de l’armée nigérienne avaient été détruits ou endommagés, notamment un hélicoptère MI-17, un avion d’entraînement TAI Hürjet ainsi qu’un drone Aksungur. Des hangars avaient également été incendiés avant l’intervention des forces nigériennes et des militaires russes déployés sur place.
À la suite de cette attaque, le président Abdourahamane Tiani avait reconnu l’existence d’une faille dans le dispositif sécuritaire. Les autorités avaient alors engagé un vaste plan de renforcement de la sécurité autour de l’aéroport. Plusieurs habitations situées à proximité de l’infrastructure avaient été démolies, le périmètre de clôture avait été étendu et plus de 350 caméras de surveillance installées afin de prévenir toute nouvelle infiltration.















