Quel diable a donc emmené le désormais ex-ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, Paulin Akponna, dans cette galère ? En tout cas, en le nommant à la succession de Samou Adambi le lundi 6 janvier 2025, le chef de l’État, Patrice Talon, n’a pas, semble-t-il, rendu service à Paulin Akponna.
Pour s’en convaincre, après cinq (05) mois passés au poste de ministre de l’Énergie, il a été limogé ce jeudi 26 juin 2025. S’il est vrai que les propos tenus par le désormais ex-ministre des Mines étaient de nature à ternir l’image de son prédécesseur et, par ricochet, celle du régime de la Rupture, force est de constater qu’il a sans nul doute été victime d’une guerre de leadership entre celui qu’il a remplacé au ministère de l’Énergie (NDLR : Samou Séïdou Adambi) et le ministre-conseiller à la Défense, Rachidi Gbadamassi. Sans le dire clairement, nul besoin d’avoir fait la Sorbonne pour se rendre compte que l’ancien maire de Parakou, Rachidi Gbadamassi, n’a jamais digéré son échec aux dernières législatives dans la 8ᵉ circonscription électorale. Maître du terrain jusqu’à l’entrée en lice des Démocrates sous la houlette de l’ancien président Boni Yayi, Rachidi Gbadamassi, surnommé le « Buffle de Parakou », avait fait de la 8ᵉ circonscription électorale, une citadelle naguère imprenable. Mais sous la Rupture et aux dernières élections, le vent a tourné, et tout le monde a vu comme on dit, « l’anus du poulet blanc ». Pourquoi ? À cause du positionnement de Samou Adambi comme tête de liste, avec l’ancien journaliste Charles Toko pour suppléant. Une position qui, pour le moins, a relégué Rachidi Gbadamassi au second plan. De plus, l’entrée en force des Démocrates, sous l’impulsion de Boni Yayi, n’a rien arrangé pour l’ancien député. Résultat : il a été laissé sur le carreau. Il ne fera pas partie de la 9ᵉ législature. Et cela, il ne l’a jamais digéré. D’où, peut-être, le vitriol qu’il déverse au quotidien sur l’ancien président Boni Yayi et le parti Les Démocrates. Sans le dire ouvertement, il fallait une occasion pour régler ses comptes avec Samou Adambi, désormais mis à l’écart depuis que le régime de la Rupture lui prête des intentions. L’un dans l’autre, Akponna a peut-être servi de Cheval de Troie pour solder le dossier Adambi, surtout à l’approche de 2026. Mais le film a été mal tourné. Gbadamassi est toujours en place pour le moment. Mais M. Akponna est parti. Tel a été pris, qui croyait prendre. En d’autres, le balayeur a été balayé.Paulin Akponna paie le prix de la guerre du leadership entre Gbadamassi et Adambi
Quel diable a donc emmené le désormais ex-ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, Paulin Akponna, dans cette galère ? En tout cas, en..
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