Au Mali, la junte militaire au pourvoir est revenue sur l’une de ses mesures interdisant l’exercice de toutes activités politiques sur le territoire national. En conseil des ministres, ce mercredi 10 juillet 2024, «le gouvernement a décidé de lever la mesure de suspension qui frappait les partis politiques et les activités à caractère politique des associations».
Les partis politiques au Mali sont désormais autorisés à animer librement la vie politique du pays. Il y a quelques mois, à compter du 10 avril dernier, cela était carrément impossible. En effet, le régime militaire dirigé par Assimi Goïta a prononcé la suspension de toutes activités politiques dans le pays. La mesure avait été justifiée par le fait que les partis politiques mèneraient des « discussions stériles », teintées de « subversion ». Le chef de la junte avait relevé le danger que pouvaient faire planer sur le « dialogue » inter-malien en cours sur l’avenir du pays, leurs activités. Lire aussi: [Sommet d’Abuja : Réaction de la Cédéao à la crise entre le Bénin et le Niger)>https://www.linvestigateur.info/?Sommet-d-Abuja-Reaction-de-la-Cedeao-a-la-crise-entre-le-Benin-et-le-Niger&var_mode=calcul ] En son temps, la décision de suspension a suscité de vives protestations au sein de la classe politique. Conséquence, il y a eu des protestations notamment contre la non-organisation des élections comme prévu pour février 2024. Aussi, le maintien des colonels à la tête du pays après l’échéance de mars 2024 suscite des remous. Les décisions issues du dialogue national à savoir le maintien du Colonel Assimi Goïta au pouvoir pour une durée de deux voire cinq ans sont remises en cause par les forces politiques de l’opposition du pays.















