Lutte contre le travail des enfants : le gouvernement béninois maintient la pression

À l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, célébrée ce 12 juin 2026, le gouvernement béninois a réaffirmé sa stratégie de lutte fondée sur une approche intégrée qui associe protection sociale, éducation et responsabilisation des acteurs économiques et communautaires. L’exécutif appelle à une mobilisation renforcée pour réduire durablement le phénomène. Dans un…

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À l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, célébrée ce 12 juin 2026, le gouvernement béninois a réaffirmé sa stratégie de lutte fondée sur une approche intégrée qui associe protection sociale, éducation et responsabilisation des acteurs économiques et communautaires. L’exécutif appelle à une mobilisation renforcée pour réduire durablement le phénomène.

Dans un communiqué rendu public par le ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique, les autorités rappellent que la lutte contre le travail des enfants demeure une priorité des politiques publiques. Cette position intervient alors que les données nationales continuent de révéler une persistance du phénomène, malgré les actions engagées ces dernières années.

La journée est placée sous le thème de l’Organisation internationale du Travail (OIT), « Carton rouge au travail des enfants : une enfance protégée, un travail décent pour les adultes ». Un slogan qui traduit, selon le gouvernement, la nécessité d’agir simultanément sur les causes structurelles du travail des enfants, notamment la précarité des ménages et l’accès limité à une éducation de qualité.

Selon les données issues de l’enquête MICS 2022, 19,9 % des enfants âgés de 5 à 17 ans sont encore concernés par une activité de travail au Bénin. Un chiffre qui, selon les autorités, justifie le maintien et le renforcement des dispositifs de prévention, de contrôle et de prise en charge.

Le gouvernement met en avant plusieurs axes d’intervention déjà en cours de mise en œuvre, notamment le renforcement des mécanismes de protection sociale, les investissements dans le système éducatif, la lutte contre la pauvreté et l’application des textes en vigueur relatifs aux droits de l’enfant. Ces actions sont menées en collaboration avec les partenaires techniques et financiers, les organisations d’employeurs et de travailleurs, ainsi que la société civile.

Au-delà des politiques publiques, l’exécutif insiste sur la dimension collective de la lutte. Le ministre délégué appelle ainsi à une implication plus active des familles, des leaders communautaires et religieux, ainsi que des acteurs du monde du travail. Il les exhorte à renforcer la vigilance, à signaler les cas de travail des enfants et à promouvoir les droits de l’enfant dans tous les milieux.

Dans son message, le gouvernement estime que les progrès déjà enregistrés doivent être consolidés, tout en reconnaissant la persistance de défis importants. L’objectif affiché reste la réduction progressive et durable du travail des enfants sur l’ensemble du territoire national.

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