Instituée depuis les années 90 par le président Nicéphore Dieudonné Soglo, la fête des religions traditionnelles ou endogènes, appelée « Fête du Vodoun » aura bel et bien lieu le vendredi 10 janvier prochain. Mais, à une semaine environ des festivités, aucune réelle empreinte d’organisations comme à la veille des éditions passées. Tout comme le nouvel an, elle passera peut-être inaperçue.
Encore connue sous vocable de « Fête du Vodoun », la fête des religions traditionnelles semble ne pas connaitre de motivations. L’édition 2020 de cette célébration risque de faire une exception, comparée à celles passées. Auparavant, les adeptes et acteurs des cultes traditionnels béninois n’attendaient même pas le mois de janvier avant d’annoncer les festivités de cette fête. Des palais royaux, les couvents, les places culturelles et autres lieux de célébrations revêtaient déjà leurs nouvelles parures. Des dignitaires dans de véritables actions de propagandes et de valorisation de la culture endogène béninoise. Des plateaux de télévision, de radios et les journaux seraient déjà suffisamment occupés… Bref, les mouvements annonçant cette fête étaient autrefois perceptibles, contrairement à cette année où les choses semblent tourner au ralenti. Les probables facteurs favorisant ce manque d’engouement … La situation économique du pays, avec son impressionnant manque de moyens financiers. La peur pour certains de sortir n’importe comment leurs stocks d’argent et se voir épuisés en pleines campagnes électorales, puisqu’au sein de ces dignitaires des cultes endogènes, il y a bel et bien de « politiciens ». La motivation de moins en moins bonne de certains acteurs des cultes endogènes. Trois facteurs essentiels qui méritent qu’on s’y attarde. Tout ça ne favorise pas les conditions d’une parfaite célébration.














