Les Démocrates : les craintes de Guy Mitokpè pour le parti après les élections de 2026

Intervenant récemment sur une Web TV de la place, l’opposant Guy Dossou Mitokpè a accusé le pouvoir en place de manœuvrer pour la disparition de..

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Intervenant récemment sur une Web TV de la place, l’opposant Guy Dossou Mitokpè a accusé le pouvoir en place de manœuvrer pour la disparition de son parti politique Les Démocrates (LD). Pour justifier sa déclaration, il s’appuie sur l’article 146 nouveau du code électoral, lequel définit le nombre de pourcentage que doit avoir les partis politiques dans chaque Circonstances électorales, aux élections de 2026, avant de prétendre au partage des sièges.

20 % des suffrages valablement exprimés dans chacune des 24 circonscriptions électorales. C’est, en effet, le nombre de pourcentage que les partis politiques doivent rassembler pour prétendre au partage des sièges en 2026. Il est néanmoins possible d’avoir 10% pour décrocher des sièges à l’Assemblée nationale, à condition que les partis décident de sceller leur destin par un accord de coalition parlementaire. Si le BR d’Abdoulaye Bio Tchané et l’UP-R de Joseph Djogbénou, tous de la majorité présidentielle, ont déjà fait cette option, « Les Démocrates », principal parti d’opposition au Bénin, semble ne pas encore trouver la porte de sortie. Et cela risque de jouer sur Boni Yayi président du parti et ses lieutenants. Guy Dossou Mitokpè, Secrétaire National à la Communication (SNC/LD) du parti, en est plus que jamais conscient. À ce cet effet, il craint une disparition de sa formation politique au regard de certaines dispositions du code électoral en vigueur depuis mars 2024. «Le fait de corser la loi, c’est pour que le parti (Les Démocrates, Ndlr) disparaisse. L’article 146 du code électoral nouveau a été mis dans la loi à cause d’un seul parti», a-t-il déclaré, dimanche, sur ESAE TV. Guy Mitokpè a également dénoncé une injustice visant à favoriser les formations politiques soutenant les actions du régime en place au détriment de l’opposition. Ainsi, parlant de l’accord de coalition parlementaire institué par la loi, il affirme : «Ils se trouvent la parade de ne pas avoir les 20% en se mettant ensemble ». À plusieurs reprises, l’opposition, la société civile ainsi que le Clergé catholique a sollicité, de la part des autorités Béninoises, une relecture du code électoral. Cette démarche vise, selon les religieux, à calmer les tensions politiques et ouvrir le jeu politique. Mais jusque-là, rien n’a été fait dans ce sens. Néanmoins, le parti de l’opposition se dit déterminé à, seul ou accompagné, créer la surprise en 2026, affirmant qu’il faut s’attendre à une «révolution électorale».

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