LD absent à la présidentielle 2026 : «…la démocratie, c’est fini », selon Me Fade

Après la décision de la Cour constitutionnelle, qui valide la liste des candidats à la présidentielle de 2026, Maître Victorien Fade, avocat du parti d’opposition..

2 minutes

Temps de lecture

Après la décision de la Cour constitutionnelle, qui valide la liste des candidats à la présidentielle de 2026, Maître Victorien Fade, avocat du parti d’opposition « Les Démocrates », a dénoncé une « absence de démocratie ».

La décision de la Cour constitutionnelle relative aux recours introduits après la publication de la liste des candidats à la présidentielle de 2026, continue de susciter des réactions. Intervenant au terme de l’examen des recours des militants et du duo du parti Les Démocrates, lundi dernier à la Cour constitutionnelle, Maître Victorien Fade, a livré son analyse du verdict rendu par la haute juridiction. Selon l’Avocat, la Cour a d’abord déclaré plusieurs recours irrecevables pour diverses raisons. « Certains ont été rejetés pour être intervenus hors délai, d’autres pour défaut de qualité des requérants», a-t-il précisé. Toutefois, la Cour a choisi de s’autosaisir sur la question des violations éventuelles des droits fondamentaux, avant de rejeter l’ensemble des recours déposés. Maître Victorien Fade a notamment cité le cas du recours introduit par Bonaventure Jude Lodjou, jugé recevable car déposé dans les formes et délais légaux. « La décision de la Céna a été notifiée le jeudi à 10 h 30 et le recours est intervenu le samedi à 10 h 20. Il était donc dans les délais », a-t-il expliqué. En revanche, les recours de Karim Goundi et Habibou Woroucoubou ont été déclarés irrecevables, leurs auteurs n’étant pas candidats donc ne sont pas habilités à les former. Pour l’Avocat, la principale conséquence de cette décision est claire : « Le Parti Les Démocrates ne peut pas présenter de candidat à l’élection présidentielle. » Selon ses propos, du point de vue portée politique de la décision, il est déçu. « Malheureusement, il s’agit d’une absence de démocratie », a-t-il déploré, estimant que « la démocratie suppose une compétition entre plusieurs entités qui s’affrontent par les idées et les projets de société ». Selon lui, le fait qu’il ne reste que deux candidats dans cette élection présidentielle traduit un recul du pluralisme politique. « En l’espèce, nous ne sommes plus dans la démocratie, malheureusement », a-t-il fait savoir. Conscient du caractère définitif de la décision, l’avocat a conclu avec amertume : « Il n’y a pas de recours contre les décisions de la Cour constitutionnelle. Elles sont définitives et inattaquables. Donc, la démocratie, c’est fini. »

Documents joints

À propos de l'auteur