Le samedi 12 septembre 2026, le Chant d’Oiseau de Cotonou a accueilli la présentation du nouvel ouvrage du Père Arnaud-Éric Aguenounon. Intitulé « Discerner avec Saint François de Sales », le livre de 126 pages a été dévoilé à l’occasion des 15 ans d’ordination presbytérale du prêtre, philosophe et formateur. La cérémonie était parrainée par le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou.
En prenant la parole, le président de la Cour suprême a d’abord exprimé sa gratitude à l’auteur pour la confiance placée en sa personne.
Pour lui, accepter de parrainer une telle cérémonie, c’est marquer son adhésion à une ambition : mettre la connaissance, la réflexion et la spiritualité au service de l’homme.
Revenant sur l’actualité du thème, le président Victor Dassi Adossou s’est interrogé sur la capacité à faire des choix dans un monde saturé de sollicitations et aux repères parfois fragiles. C’est précisément, selon lui, toute la pertinence de l’ouvrage qui rassemblait l’assistance le jour du lancement.
Un livre ne se réduit pas à des pages reliées, a-t-il souligné. À travers « Discerner avec Saint François de Sales », le Père Aguenounon propose un chemin de réflexion. Il invite chacun à s’arrêter, à écouter et à chercher dans le silence intérieur, ce qui doit véritablement orienter sa vie.
Le discernement, une exigence pour tous
S’appuyant sur l’enseignement de Saint François de Sales, l’auteur rappelle que le discernement ne concerne pas une minorité d’initiés. Il s’impose à tous. Au quotidien, chaque personne est appelée à choisir une direction, une attitude, une parole, une relation ou une responsabilité. Selon le Parrain Victor Adossou, derrière chacun de ces choix, se posent des questions essentielles. « Qu’est-ce qui construit l’homme et la société ? Qu’est-ce qui nous rapproche du bien, de la vérité, de Dieu et des autres ?»
Le président de la Cour suprême a fait le lien avec les défis actuels, notamment la montée du terrorisme. «Pendant longtemps, nous avons pensé que le terrorisme était l’affaire des autres… Il est devenu de nos jours, notre quotidien… il est l’expression du manque de discernement», a-t-il indiqué.
Pour le président Adossou, discerner, c’est apprendre à ne pas confondre vitesse et précipitation, opportunité et vérité, succès et accomplissement, apparence et profondeur.
L’IAJP, 4 ans au service de la justice et de la paix
Le parrain de l’événement a également salué le travail du Père Arnaud-Éric Aguenounon à la tête de l’Institut des Artisans de Justice et de Paix (IAJPA), depuis plus de quatre ans. Avec ses collaborateurs, il anime un cadre de réflexion, de recherche, de formation et d’éducation dédié à la justice, à la paix et au bien commun.
En vulgarisant la doctrine sociale de l’Église, l’IAJP contribue à promouvoir la dignité humaine, les droits de l’homme, la responsabilité personnelle et la résolution pacifique des questions sociétales.
« Cette vocation de l’IAJP mérite d’être saluée », a insisté Victor Dassi Adossou. Il a témoigné de l’intérêt que la Cour suprême porte aux activités de l’Institut. La haute juridiction est régulièrement invitée à ses ateliers et « nous y trouvons un réel plaisir au regard de la qualité des débats ».
Il a conclu en rappelant que la mission de la Cour suprême conduit aussi à une recherche permanente de ce qui peut éclairer la conscience du juge.
Avec cet ouvrage publié pour ses 15 ans de sacerdoce, le Père Arnaud-Éric Aguenounon offre ainsi un repère. Un appel à prendre le temps du discernement dans un monde marqué par le bruit, l’urgence et la violence.











