Les épreuves écrites de l’examen national du Certificat d’Études Primaires (CEP), ont été officiellement lancées ce lundi 2 juin 2025 à l’école primaire publique de Coopaha dans la commune de Lokossa, département du Mono. À l’occasion, le ministre des enseignements maternel et primaire Salimane Karimou, a délivré un discours officiel. Voici l’intégralité de son message.
Intégralité du discours du ministre Salimane Karimou Je voudrais commencer d’abord par remercier l’Éternel Tout-Puissant, le Très Miséricordieux, qui nous a permis de démarrer l’année scolaire 2024-2025 en beauté. Et par sa miséricorde, nous sommes en train également d’aller petit à petit vers la fin de l’année scolaire. L’un des événements qui marque la fin d’une année scolaire, c’est l’organisation, c’est le déroulement des examens nationaux. Et le Certificat d’Études Primaires est le premier examen national à grand tirage. C’est vrai qu’il y a eu quelques examens qui ont démarré mais quand vous prenez l’effectif, quand vous prenez l’étendue du territoire, vous allez comprendre que c’est un événement. Je parle souvent de ces deux événements-là, la rentrée de classe et les examens. Alors lorsque l’on a achevé l’année scolaire en beauté et que l’on réussit à lancer tout au moins l’examen du Certificat d’études primaires, je peux vous dire que mes sentiments sont des sentiments de satisfaction. Mes sentiments sont ceux de quelqu’un qui peut se dire mission accomplie. Même si on doit toujours rester prêt à recommencer avec plaisir. Plusieurs raisons essentiellement motivent le choix d’une localité pour ou bien le lancement de la rentrée des classes ou bien le lancement de l’examen Certificat d’études primaires. Deux raisons fondamentales : la première, peut-être que l’État constate que dans une localité le taux de scolarisation est assez faible. C’est-à-dire que les populations s’intéressent très peu à la scolarisation des enfants. Alors l’État fait l’option d’aller dans ces localités là de saisir l’occasion pour leur montrer que “vous voyez que c’est bon d’envoyer les enfants à l’école. Tous ceux qui sont venus là sont des gens qui sont allés à l’école”. Avec tout ce que vous avez vu là comme un mouvement, comme déplacement, comme autorité, hommes comme femmes, alors ça pourrait inspirer la population. C’est-à-dire à nous même nous devons envoyer nos enfants à l’école. La deuxième raison, c’est parfois le taux de promotion. C’est-à-dire que les enfants ne réussissent pas souvent très nombreux dans la localité aux examens. On fait le point sur un certain nombre d’années. Lorsqu’on fait le point sur trois ans, on voit que le taux de réussite à l’examen dans une localité reste faible, alors l’État fait également l’option d’aller dans cette localité pour montrer aux gens qu’il y a encore des efforts à faire et que l’État ne vous a pas oublié, que l’État ne vous a pas négligé, donc vous-même vous devez faire l’effort de dire que nous-mêmes allons accompagner l’État. Voilà essentiellement la raison qui justifie le fait que l’on choisit une localité ou une autre. Et je suis heureux de constater qu’auparavant ici, dans le complexe scolaire de Coopaha à Lokossa, c’est une école qui est assez vieille, mais qui est quand même assez entretenue. Et j’ai eu l’occasion de vous dire, vous avez encore des salles de classe fermées là, non utilisées, du fait des fusions, parce qu’il manque encore d’effectifs dans l’école. Moi je ne suis pas heureux de voir des salles de classe là fermées, alors qu’il y a des enfants qui sont dans la localité. Vous avez compris pourquoi on est venu encore ici vous le dire aux gens, envoyer les enfants à l’école. C’est de leur droit, il faut le faire, il faut les envoyer à l’école…












