Du retour des bus universitaires à l’arrivée prochaine du pétrole béninois sur le marché international, la semaine a été rythmée par plusieurs actualités qui ont retenu l’attention. Pendant que les forces de l’ordre interpellaient deux individus à Savè dans une affaire de détention présumée de restes humains, les conditions difficiles du métier de livreur à domicile étaient également mises en lumière. À l’international, le crash d’un avion en République démocratique du Congo a fait au moins 13 victimes, tandis que la CSTB a exprimé son opposition au vote électronique pour les prochaines élections professionnelles.
Bénin : reprise effective du transport universitaire ce lundi
Le transport universitaire a officiellement repris ses activités au Bénin ce lundi 21 septembre 2026, après plusieurs années d’interruption. Pour cette reprise, 63 bus ont été mis en circulation afin d’assurer le déplacement des étudiants.
À Cotonou, l’un de ces nouveaux bus a été aperçu vers 7h25 sur la route menant au Stade Général Mathieu Kérékou de Kouhounou. En provenance de Godomey, le bus, aux couleurs blanc et bleu, a dû marquer un arrêt dans les embouteillages avant de poursuivre son trajet. Au moment de son passage, il ne transportait que quelques passagers, en plus du conducteur. Cette observation permet de constater que le dispositif de transport universitaire est effectivement opérationnel depuis ce lundi.
Bénin : une première cargaison de pétrole brut attendue sur le marché international
Le Bénin s’apprête à franchir une nouvelle étape dans son activité pétrolière avec la mise sur le marché international de sa première cargaison de pétrole brut. Prévue pour octobre 2026, cette cargaison devrait représenter environ 250 000 barils provenant du champ offshore de Sèmè, situé dans le sud-est du pays, sur le bloc 1.
Le projet est conduit par Akrake Petroleum Benin, filiale de Rex International Holding, une société basée à Singapour. Pour cette phase de démarrage, la production est estimée à environ 3 000 barils par jour. Elle pourrait progressivement atteindre 5 000, voire 6 000 barils par jour selon l’opérateur.
Savè : un homme interpellé avec un crâne humain
Une affaire de détention de restes humains a conduit à l’interpellation d’un homme et de sa belle-mère à Savè, dans le département des Collines. Les deux individus ont été arrêtés lundi 21 septembre 2026 par les forces de l’ordre du commissariat de Savè.
L’intervention fait suite à des renseignements faisant état de l’acheminement de restes humains vers Cotonou. Les forces de l’ordre ont alors mis en place un dispositif qui a permis d’interpeller l’homme à bord d’un véhicule et sa belle-mère à leur domicile. Selon les précisions de Le Potentiel, les deux mis en cause ont été placés en garde à vue. Les investigations doivent désormais permettre d’établir les circonstances dans lesquelles les restes humains auraient été prélevés et détenus.
Métier de « livreur à domicile » : un véritable pis-aller
La livraison à domicile apparaît comme une activité vers laquelle se tournent certains Béninois confrontés au manque d’emploi. Parmi eux figurent notamment des cadres sortis des universités et d’autres acteurs de la vie socioprofessionnelle qui choisissent, parfois malgré eux, ce métier pour subvenir à leurs besoins.
Mais derrière une commande livrée à domicile se cachent plusieurs difficultés. Les livreurs doivent notamment composer avec l’état impraticable de certaines routes et ruelles, les embouteillages, les intempéries, les longues distances et les erreurs d’adressage. À ces contraintes s’ajoutent les pertes liées aux annulations de commandes à la dernière minute ou aux commandes impayées. Autant de situations qui rendent l’exercice du métier particulièrement difficile et qui nourrissent les témoignages recueillis auprès des acteurs concernés.
Bénin-Algérie : vers un renforcement de la coopération dans la défense et la sécurité
Le Bénin et l’Algérie souhaitent renforcer leur coopération dans les domaines de la défense et de la sécurité. Cette volonté a été exprimée jeudi 24 septembre 2026 lors d’une audience entre le ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense nationale, Gildas Agonkan, et l’ambassadeur d’Algérie près le Bénin, Ammar Hadjar.
Les deux parties ont convenu de poursuivre leurs concertations et de coordonner leurs actions afin de concrétiser les engagements pris lors de la rencontre. Dans cette dynamique, le ministre Gildas Agonkan a proposé la mise en place d’accords-cadres couvrant différents aspects de la politique de défense nationale et de l’interopérabilité des forces. L’objectif affiché est de donner à cette coopération un cadre structuré et durable, adapté aux défis sécuritaires actuels.
RDC : un avion s’écrase à Kenge, au moins 13 victimes enregistrées
Un petit avion de la compagnie congolaise Tracep Congo Aviation s’est écrasé vendredi après-midi à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango, en République démocratique du Congo. Le drame s’est produit vers 14h15, heure locale, dans une parcelle située dans cette ville, à environ 262 kilomètres à l’ouest de Kinshasa par la route.
L’appareil effectuait la liaison entre Kikwit et Kinshasa lorsqu’il s’est écrasé. Selon le vice-gouverneur du Kwango, Rémy Saki, qui assure l’intérim du gouverneur Willy Bitwisila, l’avion cherchait à atterrir alors que la zone concernée ne disposait pas de piste. Le bilan provisoire fait état d’au moins 13 victimes et aucun survivant n’avait été retrouvé selon les premières informations disponibles. Parmi les occupants figurerait notamment l’auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). L’impact et l’incendie qui a suivi ont rendu l’identification difficile. Douze corps ont été retrouvés calcinés, tandis que seul celui du pilote a pu être récupéré intact avant son transfert à la morgue.
Bénin : la CSTB rejette le vote électronique pour les élections professionnelles de 2027
La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB) s’oppose au recours au vote électronique pour la quatrième édition des élections professionnelles, annoncée pour mars 2027. La centrale syndicale a rendu publique sa position vendredi 25 septembre 2026 à travers une déclaration signée par son secrétaire général, Kassa Mampo.
Selon la CSTB, le gouvernement avait annoncé le 17 septembre, par la voix de Victorin Honfo, directeur de cabinet du ministre chargé du Budget et de la Fonction publique, la tenue du scrutin en mars 2027 ainsi que le maintien du vote électronique. La centrale syndicale conteste cette option en s’appuyant notamment sur l’expérience des précédentes élections. Elle rappelle qu’en 2001 et 2006, le scrutin s’était déroulé au bulletin secret, avant que le gouvernement n’introduise le vote électronique en 2021, en plein processus et sans concertation préalable. La CSTB affirme que cette dernière expérience avait notamment été marquée par une liste électorale incomplète, l’absence de bureaux de vote et une centralisation du scrutin dans une machine contrôlée par l’administration.
Edouard HOUNTONDJI











