La France a demandé à l’ensemble du personnel diplomatique burkinabè de quitter son territoire dans un délai de sept jours. Cette décision intervient en réponse à la rupture des relations diplomatiques annoncée par les autorités de Ouagadougou et au départ des diplomates français en poste au Burkina Faso.
Les tensions diplomatiques entre la France et le Burkina Faso connaissent une nouvelle escalade. Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a confirmé avoir demandé au personnel diplomatique burkinabè en poste en France de quitter le territoire français dans un délai de sept jours.
Cette décision fait suite à la convocation, le lundi 29 juin, du chargé d’affaires du Burkina Faso à Paris. Au cours de cet entretien, les autorités françaises lui ont notifié que cette mesure était prise « dans un esprit de réciprocité », après la décision unilatérale des autorités burkinabè, annoncée le 26 juin, de rompre les relations diplomatiques avec la France.
Le Quai d’Orsay a indiqué que tous les diplomates français affectés au Burkina Faso avaient déjà regagné la France à la fin de la semaine précédente, conformément à la décision prise par Ouagadougou.
La rupture officielle des relations diplomatiques met fin aux canaux traditionnels de représentation entre Paris et Ouagadougou et ouvre une période d’incertitude quant à l’évolution de leur coopération sur les plans politique, sécuritaire et économique. À l’expiration du délai fixé par Paris, les deux pays se retrouveront sans représentation diplomatique officielle sur leurs territoires respectifs.
Ces dernières années, les relations diplomatiques entre Paris et Ouagadougou se sont détériorées. Plusieurs accords de coopération ont été remis en en cause par les autorités de Ouagadougou qui accuse la France d’être de connivence avec les terroristes qui sévissent au Sahel. Des allégations que Paris a toujours démenti.











