La BCEAO a publié en octobre son rapport sur la situation de l’inclusion financière dans l’UEMOA en 2025. Le Bénin se révèle comme le pays ayant le meilleur indice dans la zone.
Sept indicateurs retenus ont été retenus pour évaluer trois dimensions de l’inclusion financière : l’accès, l’utilisation et la qualité à travers l’accessibilité-prix. Deux indicateurs permettent de mesurer le niveau d’accès des populations aux services financiers dans l’UEMOA.
Au niveau du taux global de pénétration démographique des services financiers, qui mesure le nombre de points de services disponibles pour 10 000 adultes, le Bénin affiche la meilleure proximité des points de services avec les populations, avec 540 PoS, suivi de la Côte d’Ivoire (330 PoS), du Niger (195 PoS), du Sénégal (150 PoS) et du Mali (137 PoS).
Le Bénin a le meilleur taux de pénétration géographique des services financiers, 3836 points de services sur 1 000 km² devant la Côte d’Ivoire (2004), le Togo (1274) et le Sénégal (905). En ce qui concerne l’utilisation effective des services financiers, trois indicateurs sont retenus dans le cadre de ce rapport.
Le Bénin affiche le taux de bancarisation strict le plus élevé, soit 39,8%, suivi de la Côte d’Ivoire (37,1%), du Togo (28,3%), du Sénégal (27,4%) et du Burkina (24,4%). Cet indicateur mesure le pourcentage de la population adulte détenant un compte dans les banques, les services postaux, les caisses nationales d’épargne et le Trésor.
Par ailleurs, le Bénin a le taux de bancarisation élargi le plus élevé, soit 91,7%, suivi du Togo (86,9%), du Sénégal (67,1%), de la Côte d’Ivoire (50,2%), du Burkina (39,4%) et du Mali (30,5%). Contrairement au taux de bancarisation strict, cet indicateur prend en compte aussi les détenteurs de comptes dans les Institutions de microfinance.
Le taux global d’utilisation des services financiers place aussi le Bénin en tête dans la zone UEMOA, avec 92,8%, suivi du Togo (90,7%), de la Côte d’Ivoire (88,7%), du Sénégal (88,0%), du Burkina (81,8%) et de la Guinée-Bissau (79,5%).
C’est le pourcentage de la population adulte détenant un compte dans les banques, les services postaux, les caisses nationales d’épargne, le Trésor et les institutions de microfinance, auquel s’ajoute celui des titulaires de comptes de monnaie électronique.
L’accessibilité-prix révélé en deux points
Dans l’Union, deux indicateurs sont retenus pour apprécier l’accessibilité-prix des services financiers et appréhender, en partie, la qualité de ces services. En matière des taux d’intérêt des dépôts au niveau des banques, les dépôts sont mieux rémunérés au Niger (6,19%), suivi du Sénégal (5,75%), du Togo (5,75%), du Burkina (5,73%) et du Bénin (5,58%).
Le Sénégal a affiché le meilleur taux d’intérêt des crédits accordés par les banques à la clientèle avec 5,98%, suivi de la Côte d’Ivoire (6,26%), du Bénin (7,32%) et du Mali (7,35%). Par ailleurs, les taux sont plus élevés au Niger (8,77%), en Guinée-Bissau (8,73%), au Burkina (7,65%) et au Togo (7,49%).
Le niveau global de l’inclusion financière est appréhendé, dans toutes ses dimensions dans l’UEMOA, à partir d’un indice synthétique. Il s’agit d’une valeur unique, comprise entre 0 et 1, dont 0 représente une situation d’exclusion totale et 1 une inclusion financière aboutie. Il est obtenu, à partir d’une moyenne pondérée des différents indicateurs cités plus haut.
Le Bénin affiche l’indice d’inclusion financière le plus élevé, soit 0,667, suivi du Sénégal (0,651), de la Côte d’Ivoire (0,646), du Togo (0,644) et du Burkina (0,594). L’analyse révèle que la plupart des pays de l’UEMOA présentent des niveaux d’inclusion financière élevés, en dehors de la Guinée-Bissau (0,496), du Mali (0,466) et du Niger (0,431) qui ont des niveaux d’inclusion financière moyen.











