L’ancien Premier ministre Lionel Zinsou révèle le plus gros problème de l’Afrique

Pour accélérer leur croissance économique, les pays africains doivent se mettre ensemble pour faire efficacement face aux marchés économiques internationaux, d’où l’importance des regroupements sous-régionaux comme la CEDEAO, Communauté Économique des États de l’Afrique de l’ouest. C’est du moins, la vision que prône l’économiste et ancien ministre béninois Lionel Zinsou. Il l’a fait savoir récemment,…

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Pour accélérer leur croissance économique, les pays africains doivent se mettre ensemble pour faire efficacement face aux marchés économiques internationaux, d’où l’importance des regroupements sous-régionaux comme la CEDEAO, Communauté Économique des États de l’Afrique de l’ouest.

C’est du moins, la vision que prône l’économiste et ancien ministre béninois Lionel Zinsou. Il l’a fait savoir récemment, lors de son passage à Cotonou, dans le cadre de la sixième Mission économique de la Francophonie En effet, pour l’ex-ministre Lionel Zinsou, malgré les nombreuses difficultés auxquelles elle est confrontée, la Cédéao est d’une importance capitale. Car, l’organisation, à l’en croire, apporte beaucoup de choses du point de vue économique. Il s’agit essentiellement de la liberté des personnes de s’installer dans des pays et la liberté des entreprises et des flux de capitaux à l’intérieur. Cette manière de faire, permet de disposer d’un marché commun, qui facilite ainsi les échanges commerciaux, a-t-il insisté. Dans son intervention, l’ancien premier ministre a révélé l’un des plus gros problèmes de l’Afrique. « C’est sa fragmentation », déplore-t-il, avant d’ajouter que « nous avons 1,4 milliard d’Africains comme on a 1,4 milliard d’Indiens. Mais dans l’Union indienne, il n’y a pas une fragmentation de 54 pays ». « Le regroupement régional est fondamental, parce qu’on a besoin d’attirer les capitaux, à la fois nationaux, de la diaspora ou de l’étranger. Et pour cela, on a besoin d’être un marché de la bonne taille. Il reste donc, un travail à faire parce que bien qu’il n’y ait aucun droit de douane à l’intérieur de la Cedeao, il y a encore beaucoup de pays protectionnistes qui ont des interdits sur un certain nombre de secteurs », analyse l’économiste. L’ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2016 a, pour finir, rendu hommage à la Cédéao qui a été jusque-là, « un ensemble de plus en plus compact, et un petit peu, la préfiguration de la grande zone de libre-échange qu’on voudrait pour toute l’Afrique, et qui va se mettre en place ». La réaction de Lionel Zinsou intervient dans un contexte où le Burkina Faso, le Mali et le Niger, dirigés par des militaires, ont claqué la porte de la Cédéao, pour se regrouper au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

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