Kim Jong-un affirme armer la marine nord-coréenne d’armes nucléaires

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a affirmé que l’armement nucléaire de sa marine progresse « de manière satisfaisante ». L’homme fort de Pyongyang a d’ailleurs supervisé ce mercredi, les essais du destroyer Choe Hyon et le tir d’un missile de croisière mer-sol. La Corée du Nord poursuit méthodiquement l’intégration de capacités nucléaires à ses forces…

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Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a affirmé que l’armement nucléaire de sa marine progresse « de manière satisfaisante ». L’homme fort de Pyongyang a d’ailleurs supervisé ce mercredi, les essais du destroyer Choe Hyon et le tir d’un missile de croisière mer-sol.

La Corée du Nord poursuit méthodiquement l’intégration de capacités nucléaires à ses forces navales. Selon l’agence officielle KCNA, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a déclaré que « l’armement de la marine avec des armes nucléaires progresse de manière satisfaisante ». Ces déclarations interviennent à l’issue d’une série d’essais supervisés personnellement par le dirigeant. Mardi, il a inspecté un destroyer de la classe « Choe Hyon », l’un des deux navires de guerre de 5 000 tonnes achevés en 2025. Mercredi, il a assisté au lancement, présenté comme réussi, d’un missile de croisière mer-sol depuis ce bâtiment ultramoderne. Un troisième navire du même type est actuellement en construction, selon les médias d’État. Le destroyer Choe Hyon est présenté par Pyongyang comme équipé des « armes les plus puissantes ». Des analystes estiment qu’il pourrait embarquer des missiles tactiques à courte portée capables de transporter des ogives nucléaires. Toutefois, la capacité du régime à miniaturiser de manière fiable ses armes nucléaires pour un déploiement naval reste débattue au sein de la communauté stratégique internationale. Cette montée en puissance navale s’inscrit dans un environnement géopolitique tendu. Les essais ont eu lieu peu après le congrès quinquennal du Parti du travail, au cours duquel Kim Jong-un a réaffirmé sa volonté de renforcer le potentiel militaire d’un pays déjà doté de l’arme nucléaire. Ils interviennent également dans le contexte de la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre Iran, officiellement destinée à neutraliser son programme nucléaire et ses capacités balistiques et navales. Pour Yang Moo-jin, ancien président de l’Université des études nord-coréennes, cette étape constitue une démonstration de force à double objectif : afficher une posture dissuasive face aux tensions régionales et peser dans la dynamique des prochains exercices militaires conjoints entre la Corée du Sud et les États-Unis. Elle pourrait aussi servir de levier diplomatique alors que Washington tente, depuis plusieurs mois, de relancer des pourparlers de haut niveau avec Pyongyang. Après avoir longtemps ignoré ces ouvertures, Kim Jong-un a récemment laissé entendre qu’un terrain d’entente serait envisageable si Washington reconnaissait le statut nucléaire de son pays, une ligne rouge pour les États-Unis et leurs alliés.

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