14 octobre 2015 – 14 octobre 2024. Neuf ans déjà que le général Mathieu Kérékou, surnommé « le Caméléon », a tiré sa révérence. Figure politique majeure, l’ancien Chef d’État de la République du Dahomey a occupé une place centrale dans la vie politique du Bénin avant de se retirer complètement en 2006.
Arrivé au pouvoir en octobre 1972 par un coup d’État, Mathieu Kérékou a incarné l’ère révolutionnaire de la République du Dahomey, qu’il a dirigée d’une main de fer. En 1990, il adhère à l’idée d’organiser une conférence nationale, une première en Afrique. Celle-ci viendra mettre fin à une longue période d’instabilité politique marquée par des coups d’État répétés, qui avaient valu au Bénin, alors Dahomey, le surnom de « l’enfant malade de l’Afrique ». Lire aussi: [Prix Nobel de la paix 2024: Nicéphore Soglo nominé ? Voici sa réponse))>https://www.linvestigateur.info/?Prix-Nobel-de-la-paix-2024-Nicephore-Soglo-nomine-Voici-sa-reponse&var_mode=calcul] Conscient des limites de son modèle, Kérékou a facilité la transition vers une démocratie multipartite, avec un esprit d’humilité et une volonté de réconciliation. Bien qu’il ait été battu lors de l’élection de 1991, il revient en force en 1996, remportant à nouveau la présidence, confirmant ainsi son surnom de « Caméléon ». En 2006, à la fin de son mandat constitutionnel, Mathieu Kérékou se retire définitivement de la scène politique béninoise. Il s’éteint le 14 octobre 2015, laissant derrière lui un riche héritage politique. Mais l’héritage laissé par le Général est-il intact ? Sur la question le débat reste ouvert…















