Junior Natabou, accusé d’avoir arnaqué plusieurs personnes, fait l’objet de dénonciations sur les réseaux sociaux et de nombreuses plaintes devant le Centre National d’Investigations Numériques (CNIN). Les auteurs des plaintes dénoncent entre autres, le non-respect des engagements, des paiements pour des services dont ils n’ont jamais bénéficié, de fausses promesses de gains.
Dans une publication faite sur sa page Facebook, une victime présumée de Junior Natabou informe : “Je partage mon expérience avec Junior Natabou qui m’a escroquée, afin d’alerter ceux qui envisagent de faire affaire avec lui.” Elle a brandi un reçu de paiement et les captures de mails. La jeune femme dit avoir payé 129 380 FCFA pour “la création d’une société offshore, censée permettre d’obtenir des moyens de paiement comme PayPal et Stripe” au terme d’une formation en e-commerce. Depuis ce paiement effectué le 11 novembre 2024, jusqu’au moment de sa dénonciation, le 15 mars 2025, dit-elle, ’“aucun service n’a été rendu malgré plusieurs relances”, va révéler Banouto qui rapporte l’information. Selon les internautes, si le jeune entrepreneur béninois spécialisé dans le e-commerce, a du succès auprès de ses victimes, c’est parce qu’il a été aperçu en photo en compagnie du Président Patrice Talon. Sa prise de vue avec le Chef de l’Etat béninois le crédibilise auprès du public. Sur Facebook, Serge Nonvignon, membre de la cellule de communication de la Présidence du Bénin va répliquer : « e???? ????????????????, ???????????????????????? ???????????????????????????? ???? ????́????????́ ????????????̧???? ????̀ ???????? ????????????́???????????????????????????? ???????? ???????????????????????????????????? ????’???????? ???????????????????? ????́????????̀???????? ????????????????????́ ???????????????????????? ????????????????????????????̀ (plus tard 1er du Bénin au Bac 2020). ???????????????????? ???????????????????????????????????? ????́???????????????? ????????????????????????́???? ???????????? ???????????????????? ????????́???????????????????????????? ???????? ???????????????????????? ????’????́???????????????????? ???????? ???????????????????????????? ???????????????????? (????????????????), ????????̀ ???????????? ???????????????????????????????????????? ???????????????????? ???????????? ???????????????????????????????????? ???????? ????????́????????????. » Il a précisé que « l’État béninois leur a offert l’opportunité de se rendre au Rwanda. C’est à son retour du Rwanda que Junior Natabou a abandonné ses études pour parler de e-commerce ». En dehors du démenti, M. Nonvignon a surtout multiplié des publications d’avertissement des internautes à l’égard de Junior Natabou. « Junior Natabou, un autre vendeur de rêve qui sait pourquoi il se refuse de rentrer. Évitez de donner vos économies à ces personnes. », prévient-il. Des accusations balayées du revers de la main Ce Facebook ce dimanche 06 avril 2025, Junior Natabou a réagi sur sa page Facebook et rejeté en bloc, toutes les accusations portées contre lui. « Comme dans toute organisation à grande échelle, il arrive que certains rencontrent des difficultés : accès retardé, réponse tardive, souci technique… Cela représente moins de 2%. Pourtant, pour certains, cela suffit à me qualifier “d’arnaqueur », regrette-t-il. Il déclare que, chaque année, « plus de 5000 personnes rejoignent ses programmes de formation ». Il a fait le constat que « sur les réseaux sociaux, la moindre erreur devient prétexte à un procès public, où la présomption d’innocence n’existe pas. » Cela juge-t-il, « est regrettable, mais c’est devenu la norme ». « Je ne vends pas des sacs de riz. Je vends du contenu digital, accessible uniquement après paiement. Je n’ai aucun intérêt à bloquer qui que ce soit. L’argent est encaissé à la seconde où le contenu est livré. C’est la réalité », a-t-il précisé en ce qui concerne ses activités avant de souligner : « Je suis entouré d’une équipe, conseillé par des avocats, et je me rends régulièrement au Bénin, librement, chez moi. Je n’ai rien à fuir. J’ai déjà répondu à des convocations, parfois en personne, parfois en envoyant mes avocats lorsque j’étais à l’étranger. Parfois, j’ai eu gain de cause, parfois non — et j’ai assumé, corrigé mes torts lorsque c’était nécessaire. C’est aussi cela, être un adulte et un entrepreneur responsable. » Le feuilleton semble-t-il, ne fait que commencer. A quand la fin ? Nul ne peut le dire avec exactitude.















