Guinée Bissau : « Rien ne m’empêchera d’être candidat à la présidentielle », (Umaro Sissoco Embaló)

Alors que la Guinée Bissau traverse une période de crise politique intense, son président sortant, Umaro Sissoco Embaló, ne cache pas son ambition de rempiler. Après avoir officiellement déclaré, le 3 mars dernier, sa candidature aux élections présidentielles de novembre 2025, le président assure que rien ne pourra l’empêcher d’être de la partie. «Rien ne…

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Alors que la Guinée Bissau traverse une période de crise politique intense, son président sortant, Umaro Sissoco Embaló, ne cache pas son ambition de rempiler. Après avoir officiellement déclaré, le 3 mars dernier, sa candidature aux élections présidentielles de novembre 2025, le président assure que rien ne pourra l’empêcher d’être de la partie. «Rien ne m’empêchera d’être candidat à la présidentielle» du 23 novembre 2025, a déclaré Umaro Sissoco Embaló, dans un entretien accordé à France 24 depuis son fief. Le président Bissau-guinéen rassure toutefois, que les élections seront inclusives. «Personne n’en sera exclu», a-t-il indiqué. Il a également déclaré avoir échappé à une tentative de coup d’État en décembre 2023 et affirme «rester vigilant», avant de se féliciter des «mesures» prises contre «ce risque». Élu en décembre 2019 pour un mandat de cinq ans, Umaro Sissoco Embaló avait pourtant annoncé ne pas vouloir briguer un second mandat, suivant les conseils de son épouse. En effet, sa décision de briguer un nouveau mandat intervient quelques jours après qu’une délégation de la Cedeao a annoncé avoir dû écourter sa mission de médiation en Guinée Bissau. La mission de la Cedeao, déployée dans le pays pour aider à résoudre un conflit électoral aurait quitté le pays après que le président a menacé de l’expulser. Selon les informations, l’équipe avait été envoyée durant le mois de février pour aider à trouver un « consensus politique » sur la manière d’organiser les élections cette année. Les élections générales en Guinée-Bissau étaient prévues pour novembre dernier, mais le président Umaro Sissoco Embalo les a reportées. Il a depuis annoncé que la nouvelle date serait le 23 novembre 2025. Un report qui a suscité de vives réactions au sein de l’opposition, qui accuse la Cour suprême d’avoir injustement prolongé le mandat du président jusqu’en septembre.

 

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