Guerre Iran–Israël–États-Unis : ce qu’il faut retenir d’un conflit qui embrase le Moyen-Orient

Déclenchée le 28 février 2026 par des frappes conjointes des Etats-Unis et d’Israel contre l’Iran, la guerre entre dans sa troisième semaine. Après la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei et l’arrivée au pouvoir de son fils Mojtaba Khamenei, le conflit s’est progressivement étendu à plusieurs pays du Moyen-Orient, avec un bilan humain déjà…

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Déclenchée le 28 février 2026 par des frappes conjointes des Etats-Unis et d’Israel contre l’Iran, la guerre entre dans sa troisième semaine. Après la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei et l’arrivée au pouvoir de son fils Mojtaba Khamenei, le conflit s’est progressivement étendu à plusieurs pays du Moyen-Orient, avec un bilan humain déjà lourd et des tensions autour du détroit d’Ormuz.

La guerre déclenchée le 28 février 2026 entre l’Iran, les Etats-Unis et Israel se poursuit et entre dans son 17e jour ce lundi 16 mars. Les premières frappes aériennes menées par Washington et Tel-Aviv ont visé des installations militaires et des centres de commandement iraniens. Elles ont notamment entraîné la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, figure centrale du régime depuis la fin des années 1980. La disparition d’Ali Khamenei a été un coup dur pour l’appareil politique iranien. Mais très rapidement, les autorités de Téhéran ont fini par désigné son fils, Mojtaba Khamenei, comme nouveau guide suprême qui, dans son premier discours, a promis une riposte militaire à grande échelle contre les intérêts américains et israéliens dans la région. Depuis le début du conflit, l’Iran a multiplié les tirs de missiles et de drones contre des cibles israéliennes et des bases militaires américaines au Moyen-Orient. Des attaques ont été signalées notamment dans plusieurs pays du Golfe, dont le Bahrain, les Emirats Arabes Unis ou encore l’Iraq. À Manama, la capitale bahreïnienne, de fortes explosions ont été entendues ces derniers jours, ce qui atteste de l’extension progressive du conflit à l’ensemble de la région. Les Gardiens de la Révolution ont menacé de s’en prendre à Benjamin Netanyahu. Ils ont promis de « traquer et tuer » le Premier ministre israélien. Samedi 14 mars, Emmanuel Macron a demandé à Israël d’accepter des « discussions directes » avec le Liban. Il n’y a « pas de plan français » pour arrêter la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah, selon la diplomatie française. Selon les autorités iraniennes citées par l’Organisation Mondiale de la Santé, plus de 1 300 personnes ont été tuées et plus de 7 000 blessées depuis le début des hostilités, tandis que plusieurs infrastructures civiles et sanitaires ont été touchées. Au moins six hôpitaux ont dû être évacués et plusieurs personnels médicaux ont perdu la vie dans les bombardements. Le conflit a également des répercussions stratégiques dans la région. L’Iran et ses alliés, dont le mouvement libanais Hezbollah, ont intensifié leurs actions contre Israël, tandis que l’armée israélienne poursuit ses frappes de représailles. Les tensions ont entraîné une forte perturbation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole, où plusieurs centaines de navires seraient actuellement immobilisés. Sur le plan diplomatique, les appels à une désescalade restent pour l’instant limités. Le président américain Donald Trump a déclaré ne pas être prêt à négocier un accord de cessez-le-feu, tandis que plusieurs capitales occidentales tentent de contenir l’extension du conflit. Droit dans ses bottes, Donald Trump a demandé à plusieurs pays, dont la France, d’envoyer des navires sur la zone du détroit d’Ormuz afin d’en assurer avec la sécurité aux côtés des États-Unis.

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