Née à Bruxelles le 7 avril 2026, l’Alliance des Démocrates du Sahel (ADS) entend fédérer citoyens, leaders d’opinion et forces vives autour d’un projet de restauration de l’État de droit dans la région du Sahel marquée par les transitions militaires et les tensions sécuritaires.
Face à la multiplication des régimes militaires et les incertitudes politiques dans le Sahel, l’Alliance des Démocrates du Sahel (ADS) créée le 7 avril, a annoncé son ambition de promouvoir un retour à l’ordre constitutionnel et aux principes démocratiques.
Portée par un collectif de citoyens et d’acteurs engagés, l’ADS se présente comme une réponse à ce que ses initiateurs qualifient de “dérive autoritaire” dans plusieurs pays de la région à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Dans son communiqué, l’organisation qui prône une approche fondée sur des valeurs de démocratie et dénonce la militarisation de la vie politique au Sahel, décline cinq axes prioritaires. Elle entend notamment mener une lutte pacifique pour la restauration des libertés fondamentales, s’opposer à toute forme de pouvoir non issu du suffrage populaire et défendre les droits civils et politiques des citoyens. L’Alliance ambitionne également de proposer des solutions inclusives aux crises sécuritaires et institutionnelles qui affectent la région, tout en tissant des partenariats avec des organisations internationales partageant les mêmes idéaux.
Au-delà du diagnostic, l’ADS se définit comme un cadre de mobilisation destiné à rassembler les démocrates du Sahel et de la diaspora autour d’un projet républicain. Ses responsables insistent sur la nécessité de bâtir des institutions solides, capables de répondre durablement aux défis politiques, économiques et sociaux. L’Alliance se présente aussi comme un instrument de résistance civique face à ce qu’elle considère comme une confiscation du pouvoir par des régimes militaires.
Le communiqué, signé par le secrétaire général Malick Konaté, met en avant une démarche de rupture avec les pratiques actuelles, jugées inefficaces et préjudiciables à l’avenir de la région. « L’ADS rejette la fatalité. Ce projet politique vise à bâtir des institutions républicaines solides, pérennes, capables de prendre en charge les défis de l’heure. Le Sahel ne peut plus être le terrain de la gouvernance spectacle et de compromission de l’avenir. L’ADS est un bouclier démocratique que nous avons choisi de forger ». Nous appelons ainsi tous les démocrates du Sahel et de la diaspora à rejoindre ce mouvement », peut-on lire dans le communiqué.














