Ghana : lancement officiel du mégaprojet de hub pétrolier à Jomoro

A Accra, le gouvernement a officiellement lancé la première phase de son projet de construction d’un centre pétrolier, le lundi dernier. Un complexe évalué à 60 milliards de dollars pour permettre au pays de prendre son indépendance énergétique. Implanté dans le district de Djoukourou au sud du pays, à la frontière avec la Côte d’Ivoire,…

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A Accra, le gouvernement a officiellement lancé la première phase de son projet de construction d’un centre pétrolier, le lundi dernier. Un complexe évalué à 60 milliards de dollars pour permettre au pays de prendre son indépendance énergétique.

Implanté dans le district de Djoukourou au sud du pays, à la frontière avec la Côte d’Ivoire, le méga centre énergétique va se développer sur près de 8 000 hectares de terre. D’après les autorités du pays, il sera construit en trois phases et pendant 12 ans. Dénommé le projet Petroleum hub development corporation, il comportera d’ici 2036, trois raffineries, cinq usines pétrochimiques, 10 millions de mètres cubes d’installations de stockages ainsi que de nouvelles infrastructures portuaires dans le Golfe de Guinée. Lire aussi: [Bénin :le chargement du pétrole nigérien va reprendre à Sèmè-Podji)>https://www.linvestigateur.info/?Benin-le-chargement-du-petrole-nigerien-va-reprendre-a-Seme-Podji&var_mode=calcul] Un projet ambitieux qui à terme, permettra au Ghana de traiter jusqu’à 900 000 barils par jour. Ce qui fera du pays, l’un des principaux raffineurs du pétrole sur le continent. En ce qui concerne les retombées économiques attendues, le gouvernement table sur une hausse d’environ 70% du PIB, ainsi que la création de près de 800 000 emplois directs et indirects. Une aubaine pour le Ghana qui dépend énormément des importations de produits pétroliers raffinés, comme le carburant (sa seule raffinerie publique, à Tema, n’est plus en activité depuis 2021). La première phase, lancée officiellement le lundi, coûtera 12 milliards de dollars. Elle ne commencera réellement qu’en septembre, avec le défrichement du terrain et l’installation de canalisation. Le projet n’est pas totalement accepté par les populations rurales. A peine lancé, certains membres de la communauté de Nzemma, dans laquelle doit s’implanter ce mégacentre, dénoncent des expropriations. Ce qui se traduit par la destruction de milliers d’hectares de cocotiers sans compensations financières adéquates.

 

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