Un baobab s’en est allé. Le Général François Kouyami a tiré sa révérence le jeudi 17 octobre 2024 à Paris, à l’âge de 82 ans. Mais que sait-on de ce haut gradé de l’armée béninoise ?
Originaire de Kétou, François Kouyami a été un ancien élève du collège catholique Père-Aupiais. Officier parachutiste, il a été formé en France. Reconnu pour ses compétences stratégiques, il a joué un rôle majeur dans le coup d’État du 26 octobre 1972. Il a également été ministre des Sports sous le Gouvernement Militaire Révolutionnaire du Feu Général Mathieu Kérékou. Très respecté, le Général Kouyami a occupé plusieurs postes de commandement, notamment celui de Directeur général de la sûreté, Directeur général de la gendarmerie et Chef d’état-major des forces aériennes. C’est à ce poste qu’il sera accusé de tentative de coup d’État, ce qui conduira à son arrestation et son incarcération au camp militaire de Parakou. Toutefois, François Kouyami réussira à s’évader spectaculairement et trouvera refuge au Nigeria, où il passera de longues années en exil. Cet exil l’empêchera d’assister aux funérailles de sa mère, un événement qu’il a profondément regretté, comme il le confiera plus tard aux auteurs de sa biographie, selon Bip Radio. Au lendemain de la Conférence nationale des forces vives de la nation en 1990, qui marqua l’arrivée au pouvoir de Nicéphore Dieudonné Soglo, François Kouyami rentra au Bénin. Soglo lui confiera à nouveau la direction de la gendarmerie nationale. Le Général François Kouyami était également connu pour son amour du sport. Il a dirigé la Fédération Béninoise de Taekwondo pendant près de huit ans. Il a également été candidat à l’élection présidentielle de 2001, bien que son ambition de devenir président n’ait pas abouti. Selon l’un des co-auteurs de sa biographie, François Kouyami était père de 16 enfants. Paix à son âme !















