Gabon : réaction du gouvernement aux accusations de tortures évoquées par l’ex-première dame Sylvia Bongo

L’ex-première dame Sylvia Bongo a affirmé, lors d’une récente interview sur France 24, avoir été « torturée » avec son fils pendant leur séjour carcéral au Gabon,..

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L’ex-première dame Sylvia Bongo a affirmé, lors d’une récente interview sur France 24, avoir été « torturée » avec son fils pendant leur séjour carcéral au Gabon, après le coup d’État militaire d’août 2023. Des accusations rejetées par le gouvernement gabonais qui dénonce des « allégations diffamatoires ».

Le ministre de la Communication du Gabon Germain Biahodjow a fermement démenti, dimanche 8 mars 2026, les « allégations diffamatoires » de tortures en détention formulées, vendredi dernier, par l’ex-première dame Sylvia Bongo. Il dénonce « la diffusion de contrevérités et de récits déformés, amplifiés par certains médias occidentaux qui, sans vérification suffisante, servent de relais à des campagnes de désinformation » contre le Gabon. Le gouvernement gabonais « se réserve le droit de prendre les mesures nécessaires, y compris (…) suspendre leur droit de diffusion sur le territoire national », a-t-il menacé. Arrêtés après le coup d’État militaire du 30 août 2023 ayant porté au pouvoir le général Brice Oligui Nguema, depuis élu président, Sylvia Bongo, épouse du chef de l’État renversé Ali Bongo Ondimba, et son fils Noureddin Bongo avaient été emprisonnés pendant 20 mois au Gabon avant d’être remis en liberté provisoire et autorisés à quitter le pays, ce qu’ils ont fait en mai 2025. Intervenant sur France 24, Sylvia Bongo a affirmé avoir été, durant son séjour carcéral, «enfermée dans le sous-sol de la présidence» et «torturée». Aussi, a-t-elle été contrainte d’assister aux sévices infligés à son fils et à d’autres personnes. «Ils m’ont frappée, c’étaient des tortures physiques », a-t-elle insisté face aux caméras. Avant cette sortie de l’ex-première dame, les avocats de la famille Bongo avaient indiqué en mai 2024 avoir déposé plainte devant la justice française pour « arrestation illégale » et « séquestration aggravée par des actes de torture et des actes de barbarie » de plusieurs de ses membres, dont Sylvia et Noureddin Bongo. Malgré les récusations des autorités gabonaises, leurs conseils avaient assuré que Sylvia Bongo avait été « battue et étranglée », et contrainte d’assister aux tortures infligés à Noureddin Bongo, notamment «battu (…), étranglé, fouetté ou encore électrocuté au taser». Mais cela n’a pas empêché la cour criminelle de Libreville de condamner par contumace Sylvia et Noureddin Bongo, à 20 ans de réclusion criminelle, notamment pour détournement de fonds publics.

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