Gabon : les autorités convoquent le Consul honoraire du Bénin à Libreville

Régis Onanga Ndiaye, ministre gabonais des Affaires étrangères, a convoqué hier en toute urgence, le Consul honoraire du Bénin au Gabon, Dr Yessoufou Maroya, selon..

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Régis Onanga Ndiaye, ministre gabonais des Affaires étrangères, a convoqué hier en toute urgence, le Consul honoraire du Bénin au Gabon, Dr Yessoufou Maroya, selon la presse locale. En cause, lui faire part du mécontentement des autorités gabonaises contre les propos irrévérencieux et injurieux, qui visent le président gabonais, Brice Oligui Nguema par des citoyens béninois via les réseaux sociaux.

Le Consul honoraire du Bénin au Gabon a été convoqué par le ministre des affaires étrangères Régis Onanga Ndiaye. Entre les deux parties, c’est-à-dire le premier des diplomates gabonais et le représentant béninois à Libreville, pas de courtoisie lors des échanges. En effet, le ministre gabonais des affaires étrangères, Régis Onanga Ndiaye aurait chargé le Consul honoraire du Bénin de transmettre aux autorités de son pays, la colère du Gabon contre le silence de Cotonou face aux injures des activistes béninois à l’endroit du président Brice Oligui Nguema. Pour Libreville, Cotonou devrait hausser le ton car, au Gabon, Samy Boucalt, l’influenceur qui a tenté de faire fermer les commerces des béninois en réaction à l’escalade verbale entre gabonais et béninois, a été mis aux arrêts. Idem pour Tata Bertille, également activiste gabonaise. Dans son cas, elle avait voulu à Lambaréné (centre du pays), s’en prendre aux autorités gabonaises sous le fallacieux prétexte qu’elles auraient favorisé les béninois. Ceci, estime-t-elle, dans l’attribution des places dans un nouveau marché construit par l’Etat gabonais. En effet, l’activiste gabonaise en a eu pour son compte puisqu’elle avait été arrêtée et gardée à vue et contrainte de supprimer sa vidéo xénophobe. Contrairement à ses prises de position des autorités gabonaises, le ministre des affaires étrangères estime que la mesure réciproque n’est pas observée de la part des autorités béninoises. Or, ce silence dénonce-t-il, risque de faire le lit à l’aggravation de la situation. Il faut dire qu’au départ, une décision prise en conseil des ministres le 12 août 2025, et qui vise désormais à interdire certains métiers aux étrangers vivant sur le sol gabonais, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le gouvernement avait motivé son envie par la politique qui consisterait désormais à lutter contre le chômage des jeunes. C’est alors que contrôlant plusieurs activités des secteurs de l’informel au Gabon, les béninois à Libreville, estiment être visés par la mesure du gouvernement. D’où des escalades verbales et des propos pas très courtois à l’endroit du président gabonais Oligui Nguema. Mais il faut dire que dans la soirée d’hier, Cotonou a fait publier un communiqué et a appelé une fois encore au calme avant de mettre en garde, les auteurs des propos haineux et invectives à l’endroit des autorités gabonaises.

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