S’il y a une nouvelle qui défraie la chronique actuellement au pays, c’est bien sûr celle liée au départ involontaire en France du jeune Jonas Missigbè Tossou, expert et consultant en technologie de l’information et de la communication en Éducation (TICE). La nouvelle fuitait et la rédaction de votre journal se refusait de croire aux réseaux sociaux jusqu’au moment où elle est tombée sur l’entretien que l’intéressé même a accordé à un journal de la place. Un entretien dans lequel, Missigbè Tossou a narré tout ce qui s’est passé jusqu’à ce qu’il a pris le chemin de l’exil forcé.
Les tracasseries liées au mode de gouvernance des décideurs est la cause fondamentale de ce départ non souhaité de l’intéressé pour la France.
En effet, c’est pour échapper à toutes répressions liées aux voix discordantes pour ne pas adopter la philosophie des trois singes : « ne rien voir », « ne rien dire » et « ne rien écouter », qu’il a décidé de s’en aller. Il a opté pour la deuxième option à savoir : fuir le pays. En tout cas, c’est l’option choisie par MISSIGBÈ TOSSOU qui a dû faire contre mauvaise fortune bon cœur. Ce faisant, il veut être à l’abri des appels anonymes, des interpellations.
UN CERVEAU DE MOINS AU PAYS
Parmi les nombreuses voies qui s’élèvent pour dénoncer la fuite des cerveaux au Benin, celle de TOSSOU Missigbè a été des plus osées. Mais c’est sans savoir que lui aussi va se retrouver un jour dans ce cas. Le voici aujourd’hui en exil forcé laissant derrière lui, tous ses projets. Que deviendront ces jeunes qu’il formait gratuitement dans le but de les sortir du chômage et de l’oisiveté ? Son programme pour l’amélioration de l’offre éducative qui l’amenait à former les enseignants à travers l’introduction de la technologie dans leur pratiques quotidiennes de classes est mis en veilleuse ainsi et tout ceci , à cause de la politique. La politique qui est, à l’origine, la gestion de la cité, est devenue au Benin la chasse des cerveaux vers l’exil forcé.
Alors que le vrai développement c’est avec les hommes et pour les hommes.