Frère Hounvi : une première réaction dans le rang des syndicalistes, après son arrestation

La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB), a donné de la voix, en ce qui concerne l’affaire qui défraie la chronique depuis plusieurs jours. Dans une récente déclaration, son secrétaire général, Kassa Mampo a exigé la libération de Frère Hounvi. Pour le syndicaliste, le chroniqueur mène un combat juste. A travers sa réaction, Kassa…

2 minutes

Temps de lecture

sans_titre-1-77.jpg

La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB), a donné de la voix, en ce qui concerne l’affaire qui défraie la chronique depuis plusieurs jours. Dans une récente déclaration, son secrétaire général, Kassa Mampo a exigé la libération de Frère Hounvi. Pour le syndicaliste, le chroniqueur mène un combat juste.

A travers sa réaction, Kassa Mampo, Secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin dit être « stupéfait d’apprendre qu’un citoyen a été kidnappé ». Comme plusieurs autres, le premier responsable de la CSTB déplore cette manière d’agir et qui consiste à arrêter des citoyens, « sans mandat ». La preuve que «le kidnapping est devenu la mode au Bénin», lâche-t-il. Pour en convaincre plus d’un, il a rappelé l’arrestation le 14 mai dernier du sieur Fiacre Dessou, un membre du bureau de la CSTB, «kidnappé à Fidjrossè », a-t-il dit, au lendemain des manifestations publiques du 1er mai, organisées contre la faim. Kassa Mampo s’est ensuite indigné du fait que les «gens ont faim, les gens sont mécontents, les gens se plaignent de la vie chère, les gens sont radiés, les gens licenciés, des gens mis à la retraite d’office… Et on demande que tout le monde se taise…». Ceux qui parlent, parlent au nom de tous les autres mécontents. Je parle au nom des travailleurs… je parle au nom du peuple», a-t-il déclaré. À l’en croire, «le Frère Hounvi parle au nom des voix des sans-voix. Et je ne vois même pas quel est le crime qu’il commet». Plus loin, le responsable syndical soutient que «le Bénin ne peut pas devenir un pays où c’est des méthodes de terroristes… on dit qu’on pourchasse les terroristes et finalement c’est la terreur qu’on utilise pour faire taire les citoyens… On ne peut pas se taire alors qu’on a faim. On ne peut pas se taire alors qu’il y a mauvaise gouvernance. Nous n’avons satisfaction d’aucune revendication. Les travailleurs se plaignent, les femmes du marché se plaignent, la jeunesse estudiantine se plaint…» En conclusion, «la CSTB exige que Hounvi soit libéré». C’est la première réaction d’une organisation syndicale depuis que l’activiste Steve Amoussou a été arrêté le 12 août 2024 à Lomé au Togo.

 

À propos de l'auteur