L’image abimée entre Lomé et Cotonou est semble-t-il, en train de recevoir une nouvelle couche de peinture. C’est du moins, ce qu’il ressort des félicitations adressées par le N°1 togolais, Faure Gnassingbé à Patrice Talon, réélu par K.O le dimanche 11 avril. Au-delà d’une vivification de la diplomatie de bon voisinage, la correspondance de Lomé en direction de Cotonou pour féliciter le Compétiteur-né peut ressembler à une stratégie, synonyme d’un coup d’accélérateur au lobbying en gestion pour délivrer quelqu’un dans la détresse.
Faure Gnassingbé avait-il besoin coûte que coûte de présenter ses félicitations à Patrice Talon, réélu pour un second mandat? La question agite les milieux insoupçonnés. Elle est au cœur des débats, depuis le 11 avril, date du K.O de celui qui est surnommé Agbonnon. Une consécration analysée doublement en fait. Pour les laudateurs du régime, il s’agit d’une victoire sans bavure alors que les contempteurs parlent d’un couronnement à la Pyrrhus. Qu’à cela ne tienne ! En effet, la politique de bon voisinage oblige, Cotonou et Lomé n’ont aucun intérêt à se livrer une guerre froide. L’exemple le plus palpable a été la fermeture des frontières entre le Nigeria et ses voisins pendant plus d’un an. L’effet ressenti par les pays du corridor (Abidjan-Lagos), a affecté autant Cotonou que Lomé. Peut-être à des degrés divers. A cela, s’ajoutent les effets de la pandémie du coronavirus qui a plombé l’économie mondiale. A travers la relance timide des activités, facteur exogène pouvant concourir au réchauffement des relations entre deux pays, le Togo et le Bénin ont intérêt à se parler. Mais au-delà, l’obligation est faite au plus jeune des deux présidents qui a grand intérêt, à faire le geste envers son aîné. Et pour cause !| Lire aussi: Conseil des ministres: Talon nomme la présidente de la Cour des comptes |
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