À moins de deux mois de l’Assemblée générale élective de la Fédération béninoise de football (FBF), prévue le 23 août 2026, les spéculations s’intensifient autour de la succession de Mathurin de Chacus. Parmi les noms qui circulent, celui de Marcellin Bocovè apparaît de plus en plus comme le profil le mieux armé pour conduire le football béninois durant le prochain mandat.
La Fédération béninoise de football (FBF) entrera dans une nouvelle ère le 23 août 2026 à l’occasion de son Assemblée générale élective. Alors que les différentes composantes du football béninois poursuivent la désignation de leurs délégués, les regards se tournent déjà vers les potentiels candidats à la présidence de l’instance.
Parmi les personnalités citées, Francis Koto Gbian figure naturellement dans la liste. Député à l’Assemblée nationale et actuel premier vice-président de la FBF, il dispose d’une bonne connaissance des dossiers fédéraux. Toutefois, ses nouvelles responsabilités parlementaires pourraient constituer un frein à une éventuelle ambition présidentielle. Entre les travaux législatifs, les missions officielles et les activités politiques, sa disponibilité pour diriger pleinement la Fédération suscite des interrogations.
Autre nom évoqué, celui d’Alphonse Ayéma Pédro. Le quatrième vice-président de la FBF connaît bien les rouages du football béninois pour avoir été membre dans différents comités exécutifs. Son expérience dans le milieu sportif est reconnue. Cependant, certains acteurs lui reprochent une image parfois clivante et s’interrogent sur sa capacité à rassembler la famille du football. Ses nombreuses activités économiques alimentent également des questionnements sur d’éventuels conflits d’intérêts.
Face à ces profils, Marcellin Bocovè apparaît de plus en plus comme l’homme de la situation. Président de club depuis plusieurs années et cadre expérimenté dans la gestion administrative et les marchés publics, il bénéficie d’une réputation de rigueur, de méthode et de modération. Son parcours, sa connaissance du football et sa capacité à dialoguer avec les différentes sensibilités du milieu plaident en sa faveur.
Selon plusieurs acteurs, il réunit les qualités nécessaires pour poursuivre les réformes engagées ces dernières années et serait en mesure de renforcer la gouvernance de l’institution. Sa disponibilité, son sens de l’organisation et son profil consensuel constituent autant d’atouts dans une période où la stabilité et l’efficacité sont particulièrement recherchées.
Parallèlement, des anciens dirigeants de la FBF continuent d’entretenir l’espoir d’un retour aux commandes. Selon nos sources, le groupe gravitant autour d’Anjorin Moucharafou et d’Augustin Ahouanvoèbla serait à la recherche d’une candidature capable de porter ses ambitions. Toutefois, plusieurs acteurs du football béninois gardent encore en mémoire les crises, les divisions et les interruptions de compétitions qui ont marqué certaines périodes à la limite sombres de leur gestion.
En tout cas, au fur et à mesure que l’échéance du 23 août approche, le paysage électoral se précise. Si plusieurs noms circulent encore, Marcellin Bocovè semble-t-il, serait porté par une dynamique favorable à lui et jouit du profil recherché par de nombreux acteurs pour conduire les destinées du football béninois au cours des quatre prochaines années.











