Entretien avec Désiré Gbésso, DAM Bopa : « Nous faisons beaucoup d’efforts, mais… »

Avec à sa tête le Maire Abel Djossou, aux commandes depuis 2020, la commune de Bopa avance lentement mais sûrement. Entre redressement des finances locales..

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Avec à sa tête le Maire Abel Djossou, aux commandes depuis 2020, la commune de Bopa avance lentement mais sûrement. Entre redressement des finances locales et multiplication de projets d’envergures, le bilan des autorités actuelles reste tout de même diversement apprécié au sein de la population. Dans cette interview exclusive, Désiré Gbésso, Deuxième Adjoint au Maire (DAM) de Bopa, apporte la lumière sur les grandes réalisations de la mairie en cette veille de fin de mandat mais aussi et surtout, sur les projections futures.

L’investigateur : Bonsoir Monsieur le DAM. Merci d’avoir accepté de nous accorder cet entretien. Dites-nous, comment se porte aujourd’hui la commune de Bopa? Désiré Gbésso : La commune de Bopa se porte très bien. L’équipe du conseil communal installée depuis 2020 travaille et fait ce qu’elle peut pour satisfaire les besoins fondamentaux de la population de la commune de Bopa. Donc, nous pouvons dire : Bopa se porte bien sauf que dans toute société, il y a toujours de besoins. En ce sens, l’équipe que dirige le maire Abel Djossou a fait de son mieux mais il n’en demeure pas moins que des problèmes existent encore. Justement, puisque vous en parliez, quels sont ces problèmes-là auxquels la commune est confrontée aujourd’hui ? Désiré Gbésso : Il y a diverses sortes de problèmes. La commune de Bopa qui couvre une superficie de 365km2 a plusieurs de ces superficies qui se logent sur des terres noires. Et la qualité, la morphologie de cette terre, rend parfois difficile les actions de la mairie. Nous avons les problèmes de routes. L’effort que la commune fait en matière d’infrastructure routière, les pistes rurales, ces efforts-là sont parfois invisibles compte tenue de, comme je l’ai dit, la qualité du sol, la morphologie de cette terre, où quand vous remblayez, vous y mettez des latérites, puisque c’est de l’argile et quand l’argile se fend, ça englouti entièrement les latérites qu’on met sur les voies. Quand on prend 70, 80% de la superficie de la communauté de Bopa, il y a véritablement ce problème d’accès d’infrastructures routières. Nous avons également les problèmes d’électrification rurale. “Bopa, dans le département du Mono, est la commune orpheline en matière d’électrification rurale. Je pus vous dire que sur les 83 localités, villages, nous n’avons pas encore 1/3 électrifiés. “ C’est une difficulté. Nous avons également les problèmes d’infrastructures sanitaires, parlant des centres de santé, équipements etc. Bien que des efforts se font, nous avons ces problèmes-là et des problèmes d’eaux par endroits. Bref, des problèmes, il y en a suffisamment. Et que faites-vous concrètement face à ces difficultés ? Désiré Gbésso : Nous avons fait beaucoup d’efforts, au plan infrastructure routière et équipements marchands, dans le domaine agricole. Et c’est le lieu même de saluer le gouvernement qui fait beaucoup sur la question de l’eau. Il ne serait pas inopportun de préciser que la mairie aussi a fait beaucoup de chose pour la question de l’eau, les pistes rurales, la construction des écoles, équipement des écoles, l’accompagnement des cantines scolaires, l’accompagnement des élèves pour la question des Travaux Dirigés (TD). Dans le domaine sportif, de la culture, de la jeunesse, nous avons fait beaucoup de choses. Daccord, vous faites beaucoup. Mais du côté de la population, la mayonnaise semble ne pas encore prendre. On pense que vous n’en faites pas assez. Désiré Gbésso : La population est en droit de dire que rien ne se fait. Et vous savez pourquoi ? Comme je l’ai dit, les besoins de la population sont énormes et de plusieurs ordres. Tandis que quelqu’un qui a des problèmes d’électrification et qu’on lui donne l’électricité et que l’autre, c’est des problèmes de routes et qu’on ne lui donne pas de routes, il va dire que la mairie ou le Conseil communal ne fait rien. “Si on débourse des dizaines de millions pour construire une maison des jeunes, si on débourse des millions pour la réalisation des infrastructures scolaires, on ne peut pas dire que rien ne se fait. “ Donc dire que la population a l’impression que rien ne se fait, moi je dis que c’est faux. Je corrige ça. J’ai dit : nous faisons beaucoup d’efforts mais il y a des choses encore à faire. Parce que même pour un seul individu, il ne peut pas dire que ses besoins sont satisfaits à 100%. Qu’en sera-t-il d’une population ? Donc la mairie, la commune, le conseil communal dirigé par le maire Abel Djossou, fait de son mieux et c’est visible à travers les projets réalisés. Parlez-nous alors de ces projets ? Désiré Gbésso : Nous ne pouvons pas tout citer. Mais sur la question de pistes rurales, nous avons réhabilité beaucoup de routes dans les terres noires et même dans les terres rouges. Nous avons fait beaucoup d’ouverture de voies. Pour la question d’infrastructure marchande, nous avons réalisé beaucoup de choses : les constructions de boutiques, de hangars, pour permettre à nos bonnes dames de vendre, d’aller au marché dans de meilleures conditions. Même pour la question de l’électrification qui constitue un véritable problème, j’en parlais tantôt, la mairie a fait beaucoup d’efforts. Et certaines localités ont été électrifiées. Ça, même si c’est le gouvernement central qui l’a fait, ce n’est pas sans compter avec les plaidoyers, les démarches du conseil communal, du maire. Donc c’est fondamental de souligner ça. Il faut quelqu’un qui puisse dire au gouvernement, voilà les problèmes, voilà les situations. Et il y en a suffisamment mais on est en train de les régler petit à petit. La question de l’eau, vous n’êtes pas sans savoir que grâce au gouvernement, il y a des systèmes d’approvisionnement en eau potable multi village qui ont été réalisés dans l’arrondissement d’Agbodji qui couvre tout l’arrondissement ; dans l’arrondissement de Badazoui qui couvre tout l’arrondissement. C’est vrai qu’il y a quelques petits soucis mais il faut souligner que c’est beaucoup d’efforts ; dans l’arrondissement de Lobogo, c’est actuellement en cours de réalisation et dans l’arrondissement de Gbakpodji. Pour les infrastructures scolaires, plusieurs modules de classes ont été construits avec équipements, acquisition de tables bancs, accompagnement des enseignants. Nous encourageons les enseignants à faire plus. En effet, depuis 3 ans, nous avons mis en place un système d’émulation pour motiver les enseignants méritants, ceux-là qui font 100%. Il est difficile de faire 100% surtout dans des zones que vous connaissez. Donc la mairie a dit, il faut accompagner ceux-là pour permettre que d’autres puissent suivre leurs pas. L’année scolaire qui vient de s’écouler, a été une édition spéciale où en dehors de ce que nous avions l’habitude de faire, où on leur remet seulement des lettres de félicitations, les tableaux d’honneurs, nous avons accompagné ce geste d’enveloppes financières. On ne peut pas dire que ça c’est rien. C’est des efforts. De la même manière, le gouvernement a institué dans ce domaine-là, des cantines scolaires qui permettent de maintenir les enfants à l’école. Là encore, la commune accompagne de son mieux. Nous avons vu les conditions dans lesquelles les cuisinières préparent dans les écoles et nous nous sommes dit qu’il faut tout faire pour les accompagner en réalisant des cuisines modernes. Et depuis le budget 2025, nous avons institué ça. Presque toutes les écoles ont reçu la touche de la commune. Sur le plan de la santé, avant, les femmes de la commune de Bopa allaient où pour l’échographie ? J’espère que c’est à Comé. Mais depuis quelques temps, ces femmes font leur échographie à Bopa. Ce sont des choses qu’il ne faut pas négliger. Vous avez parlé du programme “cantine scolaire“ qui est aujourd’hui une école dans la sous-région. Mais ne pensez-vous pas qu’il y a des choses à revoir, par exemple la qualité des nourritures ? Désiré Gbésso : Vous savez, un projet ne peut pas réussir à 100%. Il y a l’accompagnement pour que ce que les enfants mangent soient de très bonnes qualités. Et c’est pourquoi la mairie accompagne les cantines scolaires. Les écoles, les Directeurs eux-mêmes, font d’efforts pour installer, sous la bannière de la mairie et de leurs chefs circonscriptions, des jardins scolaires où ils peuvent trouver les légumes, les tomates, du piment etc. même dans certaines écoles il y a les parents, les communautés elles-mêmes qui accompagnent. Donc je ne peux pas comprendre qu’on laisse croire que la qualité de la nourriture laisse à désirer. Concrètement, la mairie accompagne le programme en quoi faisant ? En augmentant par exemple l’émolument des bonnes dames ? Désiré Gbésso : Ces bonnes dames, vous savez, c’est normal qu’on trouve que ce qu’elles perçoivent est dérisoire parce que le travail qu’elles font, c’est complexe. Mais au même moment, le développement local appelle la responsabilité, l’accompagnement, la contribution de chaque citoyen. Vous êtes d’accord avec moi que le développement local ce n’est pas affaire d’élu seul mais de tout le monde. Ce montant est dérisoire mais c’est aussi une manière pour elles, en acceptant bien sûr de faire ce travail, d’accompagner la communauté et ce qui se fait dans notre commune. Et ce n’est que ça qui peut permettre un véritable développement. “La communauté dans laquelle chacun ne joue pas son rôle, on ne peut pas aller au développement“. Passons maintenant à un autre sujet. La mairie de Bopa a voté un budget de près d’un milliard 896 millions pour l’année 2026. Lorsque les populations entendent cela, elles suffoquent. Est-ce à dire que la mairie de Bopa a de l’argent ? M. le DAM, expliquez-nous un peu les raisons qui ont motivé le vote d’un tel budget. Désiré Gbésso : Quand on entend le montant, la population estime que la mairie a de l’argent. C’est vrai, quand on ne comprend pas un peu comment ça fonctionne, on peut avoir ces gens d’impressions. Oui, un budget c’est et le solde, ce qu’on appelle les reports, et les crédits. Pour le budget 2026 par exemple qui est exactement : 1 milliards 895 millions 871 mille 385 francs CFA, presque tout ce que nous avons dit, ce n’est que des reports. Puisque, un budget, c’est une prévision des recettes et des dépenses. Et lorsque ce que vous avez prévu recouvrir, vous n’avez pas pu réaliser ça, vous ne pouvez pas effectuer des dépenses, d’où les reports. Quel est le montant des ressources propres de la commune ? En 2024, nous étions à 175 millions. Ça veut dire que si on estime que 2026 on va faire la même chose, mais comprenez que ça veut dire que des un milliards 800 et quelque là, l’effort de la commune, c’est seulement 175 millions FCFA. Alors que 2025, nous n’avons pas atteint ce taux. L’année 2026 encore, c’est encore un autre problème. “Donc les populations pensent souvent que c’est eux qui cotisent tout ça. Ils font d’efforts. Ça, il faut le saluer. Mais les un milliard et quelque ne sont pas l’effort des citoyens. Ce n’est que des reports. Des projets prévus il y a trois ans, un an, quatre ans, cinq ans, et qu’on n’a pas pu réaliser. “ Si on trouve qu’on peut suivre les procédures nécessaires, le climat est favorable maintenant pour le réaliser, on intègre ça, on reporte et ça fait que le montant grimpe. On pense qu’en une année, on peut mobiliser un milliard. Non, ce n’est pas ça. Donc si je vous comprends bien, c’est que la somme que vous évoquez là n’est pas actuellement dans les caisses de la mairie Désiré Gbésso : Mais c’est ça il faut comprendre. Que ce soit la mairie ou l’Etat central même, vous pensez que le budget qu’on vote à l’Assemblée nationale, la somme est là ? Le budget c’est quoi ? c’est une prévision de dépense. C’est-à-dire, je pense mobiliser 5000 f et je pense également dépenser 5000f parce que l’un des principes du budget, il est équilibré en recette et en dépense. Donc ça ne veut pas dire que les un milliard 800 et quelque sont dans la caisse de la mairie. Je vous l’ai dit tout à l’heure. La mairie même, sa capacité de mobilisation même c’est un peu plus de 200 millions. Le reste, c’est les fonds FaDeC, les accompagnements des partenaires etc. D’accord. Vous avez parlé de mobilisation de ressources. J’allais en venir. Récemment, Bopa a occupé le premier rang dans le département du Mono en terme de mobilisation de ressources propres. La population était alors étonnée que l’argent soit dans la caisse pendant qu’il y a des problèmes là, sans solution… Désiré Gbésso : Oui nous avons été premiers, on a entendu ça. Les gens ont dit, ça a jacassé : on est premiers mais on ne sent pas les effets. Mais la vérité c’est que nous ne sommes pas premiers en termes de chiffre. La commune de Lokossa par exemple a le potentiel nécessaire qui permet à son budget d’atteindre quatre milliards, trois milliards. Est-ce que la commune de Bopa a pu mobiliser de ressources au point de les dépasser en termes de chiffre ? Non. Donc quand on parle de premier, il y a plusieurs paramètres que l’évaluateur prend en compte. L’un d’eux c’est comment vous avez assaini votre finance ? Combien vous trouviez avant et combien vous avez commencé par trouver depuis que la réforme (de la décentralisation, ndlr) a pris corps ? Quel est le boom qui a été réalisé ? Une commune qui mobilisait 300 ou 500 millions, les communes à statut intermédiaires par exemple. Et après la réforme, elle mobilise 520 ou 560 millions par exemple. À côté d’une commune qui était à 50 millions de fond propre. Et après de 50 millions, elle passe à 100 millions. Entre les deux communes, laquelle a fait de performance ? Voilà un aspect qu’il faut prendre en compte. Donc l’évaluateur veut voir : quel est le boom qui a été réalisé ? L’effort qui a été fourni, le changement opéré et dans ce changement-là, quels sont les dispositifs qui ont été instaurés pour qu’on arrive là ? En somme, c’est beaucoup de choses. Ce n’est pas le chiffre mais les stratégies mises en place. “Si c’est le chiffre, Bopa ne peut pas dépasser Comé, Houéyogbé, Lokossa. La seule commune dans le Mono que Bopa peut dépasser c’est Athiémé. Revenons-en au budget 2026. Quels sont les grands projets que prend en compte le budget ? Désiré Gbésso : Au nombre des grands projets de 2026, nous pensons aménager six hectares (en complément de ce qui a été déjà fait) sur le site rizicole, pour la production du riz. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a une zone dans notre commune qui est propice à la culture du riz. Nous voulons dans l’avenir, aménager la place GOGO, en faire une plaque tournante du tourisme. Nous voulons aménager cette place-là qui sera bien attrayante. Donc, en 2026, la première chose que nous pensons faire, c’est de faire les études nécessaires et de voir combien ça va nous coûter. Vous savez que dans toute la commune de Bopa, il n’y a pas de zones loties et c’est maintenant nous avons commencé. Mais nous prévoyons accompagner ça à travers les urbanistes et pour les opérations de lotissements et de remembrements fonciers dans la commune. Il y aura naturellement la construction de modules de classes, l’entretien de pistes courantes, et la réfection de la maison des jeunes de Bopa. Nous avons un projet important, et comme j’ai eu à vous le dire, contre tenue de la nature, la morphologie des sols de la terre noire, ça ne permet pas à la population de voir réellement ce que nous faisons. Mais nous avons prévu en 2026, près de 200 millions de franc pour réaliser la voie Atoè-Kpavé de 8 kilomètres. Nous voulons également construire une maison pour les artisans de la commune et réhabiliter également la maternité de Possotomé et le dispensaire de Lobogo. Toujours à Lobogo, dans le marché, il y a plusieurs boutiques qui seront construites en plus de ce qui est déjà là-bas. “En 2026, nous voulons réaliser plusieurs postes d’eaux autonomes dans les écoles pour permettre que ces écoles là et même les alentours ne soient plus obligés de faire sortir les enfants pour aller chercher d’eau. Donc, ces écoles, dès que le projet sera réalisé, auront en permanence l’eau dans la Cour. “ On prévoit aussi d’équiper la maison des jeunes de Possotomé. Je l’avais dit tantôt, nous avons réalisé une maison des jeunes à Possotomé qu’on n’a pas encore équipé à cause des moyens. En 2026, nous voulons équiper la maison des jeunes pour que ça serve la population. Il y a également une forêt à Soyihoué (à Lobogo) où nous pensons installer des lampadaires solaires pour éclairer cette forêt sacrée qui reçoit des visiteurs. Voilà en gros les projets. Si les moyens viennent, il n’est pas exclu que nous allions en collectif pour insérer encore d’autres projets. Très ambitieux comme projets. Mais vous voici déjà à quelques pas de la fin de votre mandat. Pensez-vous que l’équipe qui vient sera à la hauteur ? Désiré Gbésso : L’administration est une continuité. C’est l’un des principes d’une administration. Nous notre mandat fini, c’est évident. Mais cela ne peut pas nous empêcher d’avoir de vision. Nous avons cette vision-là. L’équipe qui viendra va poursuivre. C’est clair. Si l’équipe qui vient trouve que ces projets ne sont pas dans ses priorités, ou n’est pas opportun pour la population… en tout cas, elle décidera. Mais toujours est-il que nous, nous la mettons et l’équipe qui vient pourra poursuivre. Parce que les projets que nous pensons réaliser sont des projets qui sont importants pour la communauté. *Est-ce que vous ne souhaitez pas revenir, surtout avec la nouvelle constitution qui prolonge le mandat des membres des conseils communaux à sept ans ?* Désiré Gbésso : Vous savez, nous ne sommes plus dans l’ancienne époque où il y a des partis politiques où chacun se lève et décide de ce qu’il veut. Aujourd’hui, c’est le parti qui décide. Et ce n’est pas parce qu’on a amené le mandat à sept ans que quelqu’un peut dire parce que je veux, je serai candidat. C’est le parti qui décide de qui sera ou peut être candidat. En quelques phrases, que pensez-vous de cette nouvelle constitution ? Désiré Gbésso : Je pense que la raison fondamentale qui a amené à cette révision, c’est l’institution du Sénat. Et si vous voyez bien ceux qui composent le Sénat, est-ce qu’il nous faut encore dire que c’est des gens expérimentés ? On dit il faut bénéficier de la sagesse, de l’intelligence de ces vieux. Je pense que c’est une chose importante qu’il y ait une institution qui puisse orienter les jeunes dirigeants, qui puissent mettre leur expérience au profit du pays. Ce n’est pas une mauvaise chose. Pour moi, la révision de la constitution ce n’est pas mal. Parce que la raison qui a amené à cette révision-là est noble. Un mot pour conclure Désiré Gbésso : Je voudrais dire à la population que nous connaissons leurs problèmes. Et leurs problèmes sont nos problèmes aussi. Nous voulons d’électricité comme elle. Nous voulons de voies comme elle. Mais nous travaillons à réduire leurs difficultés.

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