Elections de 2026 : « Tous les fauteurs de troubles devront (…) répondre de leur forfait devant…», avertit le gouvernement

Alors que les appels se multiplient au sein de la classe politique béninoise, en faveur d’une relecture du code électoral, le gouvernement continue d’adopter une posture radicale. Face aux professionnels des médias, vendredi 23 mai 2025, le porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji a encore réitéré la position de l’excutif sur le sujet. «Les lois,…

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Alors que les appels se multiplient au sein de la classe politique béninoise, en faveur d’une relecture du code électoral, le gouvernement continue d’adopter une posture radicale. Face aux professionnels des médias, vendredi 23 mai 2025, le porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji a encore réitéré la position de l’excutif sur le sujet.

«Les lois, elles sont faites pour être appliquées. On peut, au fil du temps, observer que tel aspect ou tel autre mérite d’être actualisé, amélioré, édulcoré, j’en sais rien. Mais, pour l’instant, les lois qui existent, ce sont elles qui existent et ce sont elles qui vont être d’application à l’occasion des élections », a déclaré, Wilfried Léandre Houngbédji, Secrétaire Général adjoint et porte-parole du gouvernement, vendredi 23 mai 2025 devant des journalistes. En effet, l’inquiétude de l’opposition vis-à-vis du code électoral se situe au niveau des 20 % exigés dans les 24 circonscriptions électorales pour prétendre au partage des sièges. Pour beaucoup, cette disposition, une première au Bénin, est de nature à engendrer des troubles, d’autant plus que personne n’a encore réussi à obtenir ce taux lors des dernières élections. En réponse, le porte-parole du gouvernement soutient que cela ne devrait pas être un souci pour les acteurs politiques. Car, la loi s’applique autant aux partis de l’opposition qu’à ceux de la mouvance présidentielle. « Le Code électoral pose un défi uniforme à tous les partis. Qu’ils soient de la majorité présidentielle ou qu’ils soient de la minorité donc de l’opposition, ils ont le même défi, celui de travailler à réussir à obtenir au moins 20% des suffrages dans chacune des 24 circonscriptions électorales », a fait savoir Wilfried Léandre Houngbédji. Il invite les partis politiques qui continuent d’exiger une modification de la loi, à aller travailler. « Il faut aller travailler, aller au-delà de ceux dont on dispose déjà comme base pour conquérir de nouveaux électeurs», a-t-il déclaré. Dans tous les cas, avertit Wilfried Léandre Houngbédji, « Tous les fauteurs de troubles devront qui qu’ils soient, répondre de leur forfait devant les instances compétentes de notre pays », a-t-il juré, ajoutant que le «désordre» ne sera pas de mise. Le dimanche 18 mai 2025, le principal parti de l’opposition «Les Démocrates » dirigé par l’ancien président Boni Yayi, a organisé une conférence-débat, à son siège sis à Fafadji, pour dénoncer encore certaines dispositions du code électoral notamment les 20% et le taux de parrainage fixé à 15%. Toutefois, les responsables du parti ont déclaré être à pied d’œuvre pour créer la surprise dans le camp présidentiel. «Nous nous mobilisons pour pousser l’adversaire dans son propre piège. Nous allons surveiller le suffrage du début jusqu’à la fin et la vérité des urnes va s’imposer. Le parti Les Démocrates ne se laissera pas faire cette fois-ci. Le piège des 20 %, il vont tomber dedans», a déclaré Eric Houndété, premier Vice-président du parti.

 

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