A la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), le jeudi 04 juillet 2024, un homme a tenté de prendre sa défense dans une affaire de cybercriminalité. Agé d’environ 30 ans, le présumé cybercriminel accuse son ex-copine de lui avoir laissé un téléphone portable rempli de données compromettantes.
Interpellé par les éléments du Centre National d’Investigation et du Numérique (CNIN), le trentenaire a comparu devant la Criet le jeudi 4 juillet 2024. En effet, l’homme est poursuivi par le parquet spécial de la Criet pour des faits d’escroquerie via internet. Il lui est reproché de faire du commerce fictif de marchandises sur internet. Lire aussi: [Bénin :09 présumés cybercriminels interpellés à Porto-Novo )>https://www.linvestigateur.info/?Benin-09-presumes-cybercriminels-interpelles-a-Porto-Novo&var_mode=calcul ] Devant le juge de la Criet, le prévenu a plaidé non coupable. Pour sa défense, il a fait savoir que le téléphone portable pour lequel il est incriminé ne lui appartenait pas. Selon sa déposition, l’appareil téléphonique appartient à son ex-petite amie. Il a confié que cette dernière lui était infidèle, ce qui l’avait amené à saisir son téléphone. Mais l’argumentaire brandi par le présumé cybercriminel n’a pas convaincu le ministère public. Ceci, pour la simple raison qu’après avoir saisi le téléphone portable, il pouvait procéder d’emblée à sa fouille. Histoire de savoir ce qu’il contenait, afin d’en prendre acte. C’est cela l’attitude d’un « vrai homme », a clamé le magistrat dans des propos rapportés par Banouto. Pour cela, le ministère public a demandé à la Cour de retenir l’accusé dans les liens de la justice et de le condamner à 3 ans d’emprisonnement ferme avec une amende d’un million de franc FCFA. Après avoir écouté les réquisitions du ministère public, le juge a renvoyé le dossier au 10 octobre 2024 pour continuation.















