Culture : Loth Okry AKPO dévoile les innovations de l’édition 2025 du Festival Bolou
La 9ème édition du Festival Bolou sera belle. Et pour se rassurer de cette beauté, le comité d’organisation a apporté plusieurs innovations dont le lieu..
La 9ème édition du Festival Bolou sera belle. Et pour se rassurer de cette beauté, le comité d’organisation a apporté plusieurs innovations dont le lieu où va se dérouler le festival. Ne vous trompez pas de chemin surtout. Cette 9ème édition aura lieu sur le terrain de sport qui se trouve dans l’enceinte de la mairie d’Abomey-Calavi. Et pour la première fois, il y aura de l’igname pilée avec la sauce de « viande de brousse » pour ceux qui en raffolent. Dans cet entretien qu’il a accepté de nous accorder, Loth Okry AKPO, Ingénieur agronome et promoteur du Festival Bolou nous rassure de la bonne tenue de l’édition 2025 qui aura lieu le dimanche 02 février prochain. «Tout est fin prêt pour la satisfaction des festivaliers », selon le promoteur Loth Akpo qui rêve grand pour ce festival qui valorise aussi nos mets culinaires.
Monsieur Loth AKPO est le promoteur du Festival Bolou. Est-ce que vous pouvez-vous présenter un peu plus à nos lecteurs ?
Je suis Loth Okry AKPO, Ingénieur agronome et promoteur du Festival Bolou qui a vu le jour depuis Février 2017 à Calavi.
Dites-nous comment vont les préparatifs du Festival Bolou édition 2025 ?
Les préparatifs vont bon train. Nous avons pris contact avec les partenaires culturels et culinaires qui s’organisent chacun en ce qui les concerne pour une édition réussie de cette année. Les matières premières pour préparer les différents mets culinaires sont apprêtées. Il en est de même pour la bière locale shakparo dont le processus de préparation est enclenché depuis quelques jours déjà. Vous comprenez donc que tout est fin prêt pour la satisfaction des festivaliers.
Nous sommes déjà à 5 jours de ce grand rendez-vous, quelle sera la particularité de cette 9ème édition ?
La première particularité de cette 9ème édition est d’abord le changement du lieu de célébration. Nous avons migré de l’espace « Même père même mère » pour la mairie d’Abomey Calavi. Le Festival Bolou dans son entièreté cette année va se dérouler sur le terrain de sport qui se trouve dans l’enceinte de la mairie. Cette migration est due au faite que l’ancien espace est devenu exiguë pour contenir les milliers de festivaliers qui ne cessent de croître d’une édition à une autre. L’autre fait nouveau de cette édition est la présence de l’igname pilée avec la viande que nous appelons communément « viande de brousse » pour ceux qui en raffolent. Il est important également de souligner que c’est la première fois que nous avons une marraine qui nous accompagne dans l’organisation.
De « Même père, même mère » au terrain de sport qui est dans l’enceinte de la mairie d’Abomey-Calavi. A quand l’organisation du festival Bolou sur son propre site ici à Calavi ?
C’est un rêve qui nécessite assez de moyens financiers mais ce n’est pas impossible. Avec un domaine d’au moins 2 ha, l’on pourrait aller organiser le Festival Bolou sur nos propres installations. Nous profitons de votre plume pour solliciter les bonnes volontés à nous accompagner pour atteindre nos objectifs dans la valorisation de notre culture idàáshà dans sa pluralité.
Un message aux filles et fils idaasha qui soutiennent l’événement depuis quelques années et à ceux qui ont accepté de parrainer cette édition 2025 ?
Je voudrais commencer par remercier infiniment notre parrain, l’ambassadeur Anicet Gabriel KOTCHOFA et notre marraine, la première du Festival Bolou, l’honorable Edwige TOSSAH ASSOGBA pour leurs soutiens. Je remercie également, tous ceux qui ne ménagent aucun effort pour accompagner depuis la première édition jusqu’à cette 9ème édition. Que Dieu les bénisse abondamment. Nous avons bon nombre de projets qui nous tiennent à cœur dont nous manquons de moyens nécessaires pour les réaliser à court terme. Il s’agit par exemple de la production d’un morceau audiovisuel pour mieux communiquer sur les pas authentiques du Bolou. Il s’agit également de la production d’un livre qui retracera l’historique du rythme Bolou et des différentes éditions du Festival Bolou. Les idées de valorisation de l’art culinaire idàáshà et de la bière locale shakparo sont également disponibles. Nous prions de tout cœur ceux qui ont les moyens de nous joindre pour nous aider à atteindre nos objectifs. Comme nous le disions avec nos slogans, ma culture mon identité : « kɛ̀ɛ̀ jí tini shí ká ní tuwan ».
Entretien réalisé par La Nouvelle Gazette