Crise Bénin-Niger : « Tous les béninois devraient être révoltés contre les autorités nigériennes », selon Jacques Ayadji

Le parti Mouvement des Élites Engagées pour l’Émancipation du Bénin (Moele-Bénin), a aussi réagi à la situation que traversent actuellement le Bénin et le Niger, deux pays en crise. Au micro de Crystal news, le président du parti Jacques Ayadji a condamné la position des autorités nigériennes en appelant le peuple béninois à se ranger…

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Le parti Mouvement des Élites Engagées pour l’Émancipation du Bénin (Moele-Bénin), a aussi réagi à la situation que traversent actuellement le Bénin et le Niger, deux pays en crise. Au micro de Crystal news, le président du parti Jacques Ayadji a condamné la position des autorités nigériennes en appelant le peuple béninois à se ranger derrière le président Patrice Talon.

Face à l’intransigeance dont font preuve les autorités nigériennes dans leur bars de fer avec le Bénin, Jacques Patrick Ayadji propose « le patriotisme », comme recette. L’amour du Bénin doit amener l’ensemble des citoyens béninois et le peuple en général à soutenir le président Patrice Talon selon le président de Moele-Bénin. Niamey a poussé le bouchon très loin en prenant de façon unilatérale, la décision de faire embarquer son pétrole via Sèmè-Podji sans en avoir reçu l’accord du gouvernement béninois. « Non seulement, ils ont maintenu leurs frontières fermées et maintenant quand ils veulent envoyer des choses au Bénin, ils n’ont même pas eu la courtoisie de saisir le gouvernement du Bénin pour dire attention nous savons qu’il y a eu de telle situation pour certaines raisons, nous voulons que notre pétrole puisse franchir la frontière entre le Bénin et le Niger…», s’indigne le président de Moele-Bénin. À l’en croire, en déléguant cette responsabilité cruciale à l’entreprise privée chinoise, le Niger a ainsi déconsidéré le Bénin sur toute la ligne. C’est pourquoi se révolte-t-il, « Tous les béninois devraient être révoltés par cette position du Niger qui consiste à prendre notre pays et ses populations comme des moins que rien qu’on peut traiter comme cela ». Lire aussi: [Mali: Au pouvoir depuis plusieurs années, Assimi Goïta va jouir encore de 2 à 5 ans de transition)>https://www.linvestigateur.info/?Mail-Au-pouvoir-depuis-plusieurs-annees-Assimi-Goita-va-jouir-encore-de-2-a-5&var_mode=calcul] Dans son intervention, le président du parti Mouvement des Élites Engagées pour l’Émancipation du Bénin a appelé toute la chaîne politique à faire taire ses divergences et fait parler sa fibre patriotique. « Moi, je pense que c’est pas normal et nous devons, que nous soyons de l’opposition ou de la mouvance, quelle que soit notre sensibilité, on doit se mettre autour de notre président pour régler ce problème et après on peut tomber encore dans nos divergences », a-t-il suggéré. À noter que pour justifier la fermeture de sa frontière, Niamey évoque la présence de bases militaires françaises sur le territoire béninois. Le Niger a expliqué clairement à travers une récente sortie de son premier ministre qu’il n’entend pas rouvrir ses frontières tant qu’il ne se sentirait pas en « sécurité » et n’aurait pas l’assurance qu’il n’y a pas de soldats français au Bénin. De son côté, le gouvernement béninois ne manque pas d’occasion pour démentir le fait. Dimanche encore, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji a expliqué que l’information n’était pas vérifiée et donc, elle est fausse.

 

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