L’affaire du couple de Tiktokeur Laura et Barnabé vient de connaître son dénouement final. Ce jeudi 22 octobre 2026, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a condamné Barnabé à une peine de sept ans d’emprisonnement ferme et des millions d’amendes de francs CFA.
Le mis en cause est poursuivi pour escroquerie par le biais d’un système électronique. Il avait été interpellé en novembre 2025 avec la Tikokeuse Laura, après la découverte de données liées aux activités cybercrinelles dans l’un de ses téléphones portables. Présenté au parquet spécial de la Criet, il est placé en détention provisoire alors que sa compagne est libérée.
A l’ouverture de l’audience, le ministère public avait requis huit ans d’emprisonnement ferme et quatre millions de FCFA d’amende contre Barnabé Azongnidé, de son vrai nom. Pour justifier la sévérité de ses réquisitions, le parquet avait notamment évoqué les antécédents judiciaires de l’accusé.
Selon les informations, le créateur de contenus avait déjà été condamné par le passé. Il avait purgé plusieurs années de prison avant de bénéficier d’une libération conditionnelle.
Dans cette affaire, la défense, assurée notamment par Me Boris Glèlè et Me Hugo Koukpolou, avait contesté la peine sollicitée. Les avocats estimaient que les réquisitions dépassaient le maximum légal de sept ans d’emprisonnement ferme applicable aux faits reprochés à leur client.
Au départ, les avocats avaient tenté de contester les faits. Selon leur explication, depuis sa sortie de prison, le prévenu était devenu un citoyen honnête, exerçant dans restauration. Une activité qui lui permettait de réaliser un chiffre d’affaires quotidien d’environ 200 000 FCFA. Des arguments qui n’ont pas convaincu la Cour.
En rendant son verdict ce jeudi, la Cour a condamné Barnabé à sept ans d’emprisonnement ferme et une amende de deux millions de francs CFA. Son coprévenu n’est pas épargné. Il a écopé de cinq ans d’emprisonnement ferme et d’une amende d’un million de francs CFA. Dans sa décision, la juridiction spéciale a également ordonné la confiscation des téléphones portables des deux prévenus, rapporte Libre Express
Toutefois, les deux condamnés peuvent faire appel de cette décision, dans un délai de quinze jours.











