L’activiste politique béninois, Thibaut Ogou, a comparu ce jeudi 27 août 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Il est poursuivi pour des faits présumés d’escroquerie au préjudice d’un détenu.
Deux semaines après son placement sous mandat de dépôt, Thibaut Ogou se retrouve devant le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. L’activiste a été entendu jeudi sur les faits présumés d’escroquerie au préjudice d’un détenu.
À la barre, l’ex-gendarme a plaidé non coupable des faits mis à sa charge. Il n’était pas seul à comparaître devant la juridiction spéciale. A ses côtés, figuraient trois autres co-détenus. Convoqué à la barre, l’un d’entre eux soutien avoir sollicité le prévenu Thibaut Ogou pour l’aider à dénoncer ses conditions de détention à la maison d’arrêt.
« J’ai écrit à Thibaut Ogou pour lui dire que les conditions de détention n’étaient pas bonnes. Thibaut Ogou me disait qu’il peut être d’une importance capitale pour moi. Il m’a envoyé la capture d’écran de sa conversation avec le garde des sceaux. Monsieur Thibaut ne m’a jamais demandé de l’argent», a déclaré le détenu, selon les propos rapportés par Libre Express.
A la suite de cette déposition, la Cour a interrogé l’activiste qui a reconnu avoir agi de la sorte. Thibaut Ogou explique avoir procédé ainsi pour rassurer le détenu que ses dénonciations ont été envoyées aux autorités notamment le ministre de la Justice et de la législation.
Pour cette première audience, la Cour n’a pas voulu aller loin dans les débats. Elle a confirmé le mandat de dépôt des 04 prévenus et a renvoyé la cause au 10 septembre 2026 pour les réquisitions du ministère public. Avant le renvoi, l’activiste Thibaut Ogou a sollicité de la Cour une remise en liberté provisoire pour, dit-il, préparer la rentrée de ses enfants.
En réaction, la Cour a indiqué que les débats doivent aller au fond afin de permettre de statuer sur cette demande de remise en liberté provisoire. A cette réponse, Thibaut Ogou a fondu en larmes en regagnant sa place.
Pour rappel, Thibaut Ogou n’est pas à son premier ennui judiciaire. L’activiste avait déjà été arrêté après la présidentielle de 2021 dans le contexte des violences post-électorales. Poursuivi, il avait été condamné à 38 mois de prison ferme et à une amende de 2 millions FCFA par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Les juges l’avaient reconnu coupable de « participation visant à troubler la présidentielle de 2021 ».
Thibaut Ogou avait purgé l’intégralité de sa peine à la prison civile de Cotonou et avait recouvré sa liberté le vendredi 7 juin 2024.











