Criet : avec l’aide de son épouse qui joue le rôle de secrétaire, il escroque un flic et son beau-père

Se présentant comme un cadre influent du ministère de l’économie et des finances, un homme réussit à soutirer des millions de francs CFA à plusieurs..

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Se présentant comme un cadre influent du ministère de l’économie et des finances, un homme réussit à soutirer des millions de francs CFA à plusieurs personnes. Le mis en cause a été récemment jugé à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).

Un homme poursuivi pour escroquerie présumée a comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Il lui est reproché d’avoir abusé de la confiance de plusieurs personnes. Selon les informations disponibles, le mis en cause se fait passer auprès de ses victimes pour le directeur des ressources financières et du matériel au ministère des Finances afin de leur soutirer de l’argent. Pour convaincre ses cibles, le prévenu laissait apparaître sur son téléphone des appels enregistrés sous le nom de « mon ministre ». Le préjudice est évalué à une vingtaine de millions de francs CFA. Dans cette affaire, les victimes du prévenu se comptent par dizaine. Parmi elles, figurent un policier, une femme et son beau-père. À la barre, le policier à l’origine de la plainte explique avoir avancé 225 000 francs CFA pour l’achat de carburant d’un véhicule, une somme qui ne lui aurait jamais été remboursée. Même scénario pour une plaignante qui confie avoir remis au collaborateur présumé de Romuald Wadagni, près de six millions de francs CFA pour divers services restés sans suite. De son côté, le beau-père accuse son gendre de lui avoir soutiré de l’argent dans des transactions foncières, notamment lors de l’acquisition supposée de parcelles. Dans la plupart des cas, les victimes affirment avoir été séduites par des promesses d’opportunités d’affaires, notamment des marchés supposés au Port de Cotonou ou un accompagnement pour créer une société et accéder à des facilités bancaires. Les enquêtes menées ont permis de découvrir que le prévenu opérait en toute complicité avec sa compagne qui, dans cette affaire, lui servait de Secrétaire de circonstance. La Cour a donc décidé d’entendre cette dernière ainsi que la belle-mère du mis en cause. Pour cela, l’audience est renvoyée au 27 avril 2026.

 

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