Après plusieurs mois de procès, la CRIET a condamné sept prévenus, des agents exerçant à la morgue du CNHU de Cotonou et impliqués dans l’affaire des ossements humains découverts en février 2025 à Cotonou. Deux autres suspects sont désormais visés par des mandats d’arrêt.
Le jeudi 26 mars 2026, la chambre correctionnelle de la CRIET a rendu son verdict dans le dossier des ossements humains retrouvés derrière la morgue du CNHU de Cotonou. Poursuivis pour abus de fonction et complicité, sept prévenus ont été déclarés coupables. La juridiction spéciale les a condamnés à une peine de 60 mois de prison ferme, soit cinq ans, assortie d’une amende de cinq millions de francs CFA chacun. En outre, deux autres personnes impliquées dans la procédure, mais jusque-là poursuivies sans mandat de dépôt, font désormais l’objet de mandats d’arrêt émis par la Cour. Au cours des audiences, le ministère public avait insisté sur la gravité des faits, évoquant notamment des échanges compromettants retrouvés dans les téléphones de certains prévenus. Ces éléments laissaient apparaître des pratiques de prélèvements illicites sur des corps déposés à la morgue, portant sur diverses parties humaines. Face à ces accusations, les mis en cause ont toujours nié les faits. Mais la Cour a estimé que les charges retenues étaient suffisantes pour les condamner. Toutefois elle a prononcé contre eux, une peine inférieure à celle requise par le parquet, qui avait sollicité huit ans de prison ferme pour certains accusés. Les faits remontent au 28 février 2025, lorsque des ossements humains ont été découverts par un agent d’entretien dans une zone située derrière la morgue du CNHU de Cotonou. Par la suite, des enquêtes judiciaires ont été ouvertes. Elles avaient permis de reconstituer cinq squelettes humains incomplets, notamment privés de leurs têtes, ce qui a alimenté de fortes inquiétudes sur l’existence d’un trafic d’organes humains au sein des travailleurs de la morgue. Les détenus condamnés disposent d’un délai de quinze jours pour interjeter appel de la décision rendue par la CRIET.Bénin : cinq ans de prison ferme pour 07 agents du CNHU impliqués dans l’affaire « ossements humains »
Après plusieurs mois de procès, la CRIET a condamné sept prévenus, des agents exerçant à la morgue du CNHU de Cotonou et impliqués dans l’affaire..
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