Criet : « ce n’était pas Thibaut qui parlait, mais la douleur en lui », Djènontin plaide la clémence pour l’activiste

L’ancien ministre de la justice et de la législation, Valentin Djènontin, plaide le cas de l’activiste Thibaut Ogou afin qu’il ne soit pas poursuivi pour outrage à magistrat suite à une déclaration à la CRIET ce vendredi 10 mai 2024. En effet, Thibaut Ogou, poursuivi dans le cadre des violences lors de la présidentielle d’avril…

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L’ancien ministre de la justice et de la législation, Valentin Djènontin, plaide le cas de l’activiste Thibaut Ogou afin qu’il ne soit pas poursuivi pour outrage à magistrat suite à une déclaration à la CRIET ce vendredi 10 mai 2024.

En effet, Thibaut Ogou, poursuivi dans le cadre des violences lors de la présidentielle d’avril 2021, a été condamné à 38 mois de prison ferme par le juge en charge de son dossier. Après l’annonce de cette décision, il a déclaré : « C’est une justice que nous avons au Bénin ? Vous n’avez pas honte. Je suis un cabri mort. Vous pouvez faire de moi ce que vous voulez ». Le juge a alors ordonné aux gardes pénitentiaires de le mettre au violon. Il a demandé au ministère public de prendre les dispositions nécessaires à son encontre. L’activiste pourrait être poursuivi pour outrage à magistrat. Lire aussi: [Violence électorale : l’activiste Thibaut Ogou condamné à plusieurs mois de prison par la CRIET)>https://www.linvestigateur.info/?Violence-electorale-l-activiste-Thibaut-Ogou-condamne-a-plusieurs-mois-de&var_mode=calcul] Face à cette situation, Valentin Djènontin demande au juge de faire preuve de clémence pour que Thibaut Ogou ne soit pas poursuivi pour cette déclaration. « Monsieur le juge, énarque comme moi, vous aviez étudié entre autres, je présume la psychologie et la sociologie. Permettez-moi de vous dire que ce n’était pas Thibaut qui parlait. C’est plutôt la douleur en lui qui s’extériorisait. Vous vous étiez senti outragé, je comprends. Avec le réquisitoire du Ministère Public, il était sûr de recouvrer sa liberté ce jour; mais vous l’avez condamné à 38 mois, prolongeant ainsi son séjour carcéral de deux (02) mois. Pour un jeune qui a perdu femme, enfant pendant sa détention pour un fait qu’il continue de ne pas reconnaître, vous devriez comprendre son amertume, son état d’âme. », dit-il. « Je prie les psychologues de le prendre en charge. Au nom de Thibaut, de la jeunesse béninoise, de l’humanité, je présente des excuses au juge. Par ailleurs, je sollicite l’indulgence du juge, du procureur, du ministre de la justice, du président de la République afin que Thibaut OGOU retourne dans sa cellule habituelle et qu’aucune procédure ne soit enclenchée contre sa personne pour outrage à magistrat », a-t-il ajouté.