A la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), ce jeudi 17 juillet 2025, le Ministère public a présenté, ses réquisitions dans le dossier impliquant l’ancien chef d’état-major de la marine béninoise, Jean Léon Olatoundji, et deux de ses collaborateurs. Des peines de prison ferme ont été requises contre deux des trois militaires poursuivis.
Les trois prévenus ont comparu pour « abus de fonctions » et « complicité d’abus de fonctions » ce jeudi 17 juillet 2025 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) . Lors de cette nouvelle audience, le parquet a estimé que la responsabilité de Jean Léon Olatoundji était engagée dans deux dossiers : le détournement présumé de carburant à la base navale de Cotonou et un système de rançonnement mis en place sur l’axe Cotonou-Karimama. Selon le ministère public, l’ancien haut gradé recevait régulièrement des transferts d’argent de ses subalternes, issus de la vente frauduleuse de carburant. Il lui est reproché de n’avoir jamais cherché à connaître l’origine de ces fonds, dont le préjudice est estimé à plusieurs millions de francs CFA. Dans le second dossier, lié à des pratiques de rançonnement au passage du fleuve Niger durant la fermeture des frontières, Jean Léon Olatoundji aurait perçu une part des sommes extorquées aux usagers. Selon les informations rapportées par Banouto, le substitut du procureur spécial face à ces faits, a requis une peine de 24 mois d’emprisonnement ferme et deux millions de francs CFA d’amende à l’encontre de l’ex-chef d’état-major. La même peine a été demandée pour le commandant de la base navale de Malanville , présenté comme l’un des principaux relais du système. En revanche, le ministère public a requis la relaxe pour le troisième militaire poursuivi sous convocation pour complicité, estimant qu’aucune preuve sérieuse ne permettait de l’incriminer. Les avocats des prévenus, quant à eux ont plaidé l’acquittement. Me Ayodélé Ahounou, conseil de Jean Léon Olatoundji, a affirmé que les transferts d’argent mis en cause étaient des gestes de reconnaissance, et non le fruit d’un détournement. Il a également relativisé les montants, évoquant une somme totale inférieure à 400 000 FCFA. Pour lui, l’affaire repose sur de faux témoignages orchestrés par un militaire qui convoitait le poste du commandant de la base navale de Karimama. L’avocat a donc demandé la relaxe pure et simple de son client, ou à défaut, une relaxe au bénéfice du doute. Me Timothée Yabit, avocat du troisième prévenu, a pour sa part dénoncé l’incarcération de son client à quelques jours de sa promotion au grade de capitaine de vaisseau major, plaidant également sa libération. Le verdict est attendu pour le 9 octobre 2025.Criet : 02 ans de prison requis contre l’ex-chef d’état-major des forces navales
A la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), ce jeudi 17 juillet 2025, le Ministère public a présenté, ses réquisitions dans..
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