Le drame s’est produit vendredi après-midi à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango. Un petit avion exploité par Tracep Congo Aviation, une compagnie aérienne congolaise, s’est écrasé vers 14 h 15, heure locale, dans une parcelle située dans cette ville, à environ 262 km à l’ouest de Kinshasa par la route.
L’appareil effectuait la liaison entre Kikwit et Kinshasa lorsqu’il s’est écrasé. Selon le vice-gouverneur de la province du Kwango, Rémy Saki, qui assure l’intérim du gouverneur Willy Bitwisila, l’avion cherchait à atterrir alors que la zone concernée ne dispose pas de piste.
Le bilan provisoire fait état d’au moins 13 victimes. Aucun survivant n’a été retrouvé jusqu’à présent, selon les premières informations disponibles. Parmi les personnes qui se trouvaient à bord figurerait notamment l’auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
La violence de l’impact et l’incendie qui a suivi le crash ont rendu l’identification des victimes particulièrement difficile. Douze corps ont été retrouvés calcinés. Seul celui du pilote a pu être récupéré intact avant d’être transféré à la morgue.
La présence de l’auditeur général des FARDC parmi les passagers est également évoquée à partir du manifeste de vol. Son identité figure ainsi parmi celles recherchées après l’accident, alors que les opérations liées à la récupération et à l’identification des victimes se poursuivent.
D’après les premiers éléments communiqués par les autorités provinciales, l’avion avait quitté Kikwit en direction de Kinshasa. Il se trouvait dans la zone de Kenge lorsqu’il aurait tenté d’effectuer son atterrissage dans une ville qui ne dispose pas d’une piste adaptée aux opérations aériennes.
Une source au sein de l’armée congolaise, citée par la BBC, a confirmé que le crash s’était produit vendredi vers 14 h 15, heure locale, à proximité de Kenge. Les circonstances précises ayant conduit à l’accident restent toutefois à établir.
Le lieu du drame, une parcelle située dans la ville de Kenge, a été le théâtre des opérations de constatation et de récupération après le crash. L’ampleur de l’incendie ayant suivi l’accident explique notamment l’état dans lequel plusieurs victimes ont été retrouvées.
À ce stade, le bilan communiqué reste provisoire. Les autorités devront notamment déterminer les circonstances exactes du crash, les conditions dans lesquelles l’appareil tentait de se poser ainsi que les éventuelles causes techniques ou opérationnelles de l’accident.
Ce nouveau drame aérien plonge ainsi Kenge et la province du Kwango dans le deuil, alors que les premières opérations ont permis de récupérer les corps et d’établir progressivement l’identité des victimes.
Edouard HOUNTONDJI











