Le proche d’un policier retraité, recherché dans l’affaire de la tentative de coup d’Etat manqué du 07 décembre 2025, a été jugé ce lundi 29 juin 2026, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Il est poursuivi pour « faux et usage de faux et de blanchiment de capitaux ».
Le prévenu avait été interpellé lors de la perquisition du domicile de son oncle recherché pour son implication présumée dans l’affaire de coup d’État déjoué. Ce jour-là, il prenait par la devanture du portail de l’oncle quand son regard a été attiré par la présence des forces de l’ordre.
Curieux, il a voulu savoir ce qu’il s’y passait. Mais une fois à l’intérieur de la concession, il a été coffré par les policiers et conduit illico au poste de police. Présenté au parquet spécial de la Criet, il est poursuivi pour « faux et usage de faux et de blanchiment de capitaux ».
Lors de son audition, le prévenu se serait présenté comme un vétérinaire, profession qu’il aurait apprise aux côtés de son père qui, en conséquence, lui a délivré une attestation. On lui reproche de s’être servi dudit document pour tirer des bénéfices alors que l’attestation à lui délivrée par son géniteur ne suffit pas pour lio donner un statut de vétérinaire.
A cette accusation, s’ajoutent des messages retrouvés dans son téléphone portable montrant de potentiel lien avec l’oncle ainsi que les autres auteurs présumés de la tentative de coup d’État. Selon le ministère public, constitué partie partie civile, des messages supprimés du prévenu ont été constatés et restaurés.
A la barre, le mis en cause a plaidé non coupable, rejetant toute implication dans l’affaire du putsch manqué. Il a expliqué avoir marqué cet arrêt pour saluer son oncle et pour voir ce pourquoi les policiers étaient présents à son domicile. L’homme a déclaré que c’était la deuxième fois qu’il venait dans le domicile de son parent. Une première fois, son oncle n’était pas présent. Il dit avoir pris son contact auprès d’un cousin pour essayer de le joindre, mais il n’a jamais décroché.
S’agissant des infractions : « faux et usage de faux et blanchiment de capitaux », mises à sa charge, le prévenu nie. Il a expliqué que l’attestation d’assistance de vétérinaire incriminée lui a été délivrée par son feu père vétérinaire pour avoir travaillé à ses côtés pendant plus d’une vingtaine d’années. C’est avec cette attestation, a-t-il confié, qu’il soigne les animaux.
Le prévenu a justifié ses revenus par la vente des chiots de race berger allemand, les consultation et soins vétérinaires aux animaux et la production animale dans sa ferme. Il a estimé son chiffre d’affaires annuel à un peu plus de 4 millions de FCFA. C’est avec ces activités, précise-t-il, qu’il a entamé la construction de sa résidence R+1 en finition qu’il a commencée depuis 2015.
Mais ces déclarations n’ont pas convaincu le représentant du ministère public. Le magistrat a déploré le fait que le prévenu ait nié avoir supprimé des messages alors que les fouilles par les services compétents ont ressorti ces messages. La suite du dossier est attendue en juillet 2026, date retenue pour la prochaine audience.












