Coup d’État manqué en RDC : 37 principaux accusés condamnés à mort, relaxe pour d’autres impliqués

L’affaire du coup d’État manqué du 19 mai 2024 en République Démocratique du Congo (RDC) a connu son verdict ce vendredi 13 septembre 2024. Au terme du procès, 37 personnes ont été condamnées à la peine de mort par le tribunal militaire de garnison de Kinshasa. Ces 37 individus ont été reconnus coupables d’avoir participé…

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L’affaire du coup d’État manqué du 19 mai 2024 en République Démocratique du Congo (RDC) a connu son verdict ce vendredi 13 septembre 2024. Au terme du procès, 37 personnes ont été condamnées à la peine de mort par le tribunal militaire de garnison de Kinshasa.

Ces 37 individus ont été reconnus coupables d’avoir participé à la tentative de renversement du régime en place en mai dernier. Outre les condamnations à mort, certains prévenus ont écopé de 20 ans de servitude pénale pour détention illégale d’armes de guerre. Les accusés ont été jugés pour des infractions graves, notamment d’association de malfaiteurs, d’attentat et de terrorisme. Parmi eux figurent trois Américains, dont Marcel Malanga, fils de Christian Malanga, et l’expert militaire Jean-Jacques Wondo, également condamnés pour association de malfaiteurs et attentat. Lire aussi: [Sénégal : Le Président Diomaye Faye enclenche la dissolution du Parlement)>https://www.linvestigateur.info/?Senegal-Le-President-Diomaye-Faye-enclenche-la-dissolution-du-Parlement&var_mode=calcul] Toutefois, toutes les personnes impliquées dans cette tentative de coup d’État n’ont pas été condamnées. Certaines ont été relaxées, les accusations de terrorisme et de financement de terrorisme n’ayant pas pu être prouvées. Une dizaine de personnes, dont des chauffeurs de bus ayant transporté les prévenus, le gérant Faustin Egwake, et une femme de ménage du Palais de la Nation, figurent parmi les acquittés. Durant les plaidoiries, plusieurs accusés ont affirmé avoir été contraints de participer aux attaques, sans toutefois convaincre le tribunal. Ce dernier a notamment relevé que, si tel était le cas, ils auraient pu se retirer une fois que Christian Malanga avait été neutralisé. De plus, certains d’entre eux ont été aperçus armés, scandant des slogans tels que « Ingeta » et célébrant la victoire du Zaïre. Le 19 mai 2024, un commando armé avait d’abord attaqué, tard dans la nuit, la résidence de Vital Kamerhe, alors ministre et en passe d’être élu président de l’Assemblée nationale, poste qu’il occupe désormais. Après avoir échoué à prendre d’assaut la résidence de Kamerhe, le commando s’était dirigé vers le Palais de la Nation, avant d’être neutralisé par les forces de l’ordre. À la tête de cette opération se trouvait Christian Malanga, ancien militaire et opposant au régime en place.

 

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