Coup d’État en Guinée-Bissau : la CEDEAO et l’Union Africaine montent au créneau

Les chefs de missions électorales de la Cédéao, de l’Union Africaine et du forum ouest-africain des sages ont réagi suite au coup d’État survenu ce..

2 minutes

Temps de lecture

Les chefs de missions électorales de la Cédéao, de l’Union Africaine et du forum ouest-africain des sages ont réagi suite au coup d’État survenu ce mercredi 26 novembre 2025 en Guinée-Bissau. À travers un communiqué conjoint relayé sur la page Facebook officielle de la Cédéao, il ont exprimé leur vive préoccupation face à cette situation et exigé la libération de tous les détenus.

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union Africaine ainsi que le forum ouest-africain des sages, n’ont pas resté indifférent face à la situation politique qui prévaut à Bissau, la capitale guinéenne. Dans son communiqué conjoint ce mercredi, ils disent prendre acte du déroulement «ordonné et pacifique» des élections présidentielles et législatives du 23 novembre dernier en Guinée-Bissau. Ils ont ensuite salué l’engagement civique du peuple Bissau-guinéen ainsi que le professionnalisme du personnel des bureaux de vote, des forces de l’ordre et des représentants des partis politiques. Toutefois, les chefs de missions électorales de la Cédéao, de l’Union Africaine et du forum ouest-africain des sages regrettent l’annonce d’un coup d’État par les forces armées alors que la nation attendait la proclamation des résultats des élections. «Nous déplorons cette tentative flagrante de perturber l’ordre démocratique et les acquis obtenus jusqu’à présent. Nous demandons à la Cédéao de prendre les mesures nécessaires pour restaurer l’ordre constitutionnel», ont-ils dénoncé avant d’exhorter les forces armées à libérer «immédiatement les personnes détenues afin de permettre au processus électoral de suivre son cours normal jusqu’à son terme». Plus tôt, ce mercredi, des militaires ont annoncé avoir pris le « contrôle total du pays ». Dans la déclaration lue par Denis Ncanha, chef de la maison militaire du palais de la République, les putschistes ont également annoncé « la suspension du processus électoral », la fermeture des frontières et l’instauration d’un « couvre-feu obligatoire ». Ceci, alors que le pays est dans l’attente des résultats des élections présidentielles et législatives organisées dimanche, et pour lesquelles le président sortant, Umaro Sissoco Embaló, revendique sa victoire. Pays d’Afrique de l’Ouest, la Guinée-Bissau est coutumier des troubles politiques. Depuis son indépendance en 1973, il a connu quatre coups d’Etat et une kyrielle de tentatives de putsch.

Documents joints

À propos de l'auteur