Au Bénin, la police républicaine a lancé, il y a quelques semaines, une opération visant à traquer les travailleuses du sexe. Cette opération, qui a conduit à l’interpellation d’une cinquantaine de femmes de nuit, est loin d’être terminée. Et pour cause.
Lutter contre le phénomène du racolage dans les rues de Cotonou est l’objectif principal de cette opération de grande envergure. Menée par l’ensemble des commissariats sous la tutelle de la Direction départementale de la Police républicaine du Littoral, elle a permis d’interpeller une cinquantaine de travailleuses du sexe. Le communiqué de la police républicaine souligne plusieurs enjeux cruciaux justifiant cette lutte. D’une part, il s’agit de préserver les valeurs morales de la société. D’autre part, il est question de contribuer à la prévention des risques sanitaires. Selon la police, le racolage est souvent lié à des pratiques sexuelles à risque favorisant la propagation des infections sexuellement transmissibles (IST). En intervenant auprès des travailleuses du sexe, cette opération vise ainsi à protéger la santé publique. Lire aussi: [Gabon : la nouvelle Constitution proposée s’oppose au mariage homosexuel )>https://www.linvestigateur.info/?Gabon-la-nouvelle-Constitution-proposee-s-oppose-au-mariage-homosexuel&var_mode=calcul] Renforcer la sécurité publique En outre, l’opération s’inscrit dans une lutte plus large contre l’exploitation des travailleuses du sexe, souvent confrontées à des situations de vulnérabilité et d’exploitation. En procédant à ces interpellations, les autorités cherchent également à démanteler les réseaux de proxénètes qui exploitent ces femmes dans cette filière illégale et immorale. La police républicaine a également expliqué que la présence visible des travailleuses du sexe dans les espaces publics attire souvent des dealers dans les environs. Ces derniers prétendent protéger ces femmes de nuit tout en écoulant des produits psychotropes. En régulant cette activité, les forces de l’ordre œuvrent pour assurer un environnement plus sûr pour tous les citoyens, notamment les familles et les enfants, contribuant ainsi au renforcement de la sécurité publique.















