Le 15 août 2024, un incendie d’une rare violence a touché le marché d’Adjamé, l’un des plus grands et des plus fréquentés d’Abidjan, en Côte d’Ivoire. Les flammes ont détruit environ 4 000 m² de commerces et d’habitations.
Des milliers de commerçants ont été plongés dans le désarroi par cet incendie au « marché Gouro », une partie du grand marché d’Adjamé à Abidjan. Heureusement, aucune perte en vies humaines n’est à déplorer, mais les dégâts matériels sont considérables, et les scènes de désolation marquent encore les esprits. Les pompiers, mobilisés en nombre, peinent à maîtriser les foyers résiduels de l’incendie, trois jours après son déclenchement. Le capitaine Mazi Dosso, en charge des opérations, a souligné les difficultés rencontrées sur place. Il a cité le manque de bornes d’incendie et l’accès limité aux zones touchées qui ralentissent les efforts d’extinction. « Les magasins sont difficiles d’accès, les couloirs sont très étroits et il y a beaucoup d’engins qui manœuvrent dans la zone. Donc là, vous remarquerez que le feu est éteint. Sauf que, vu qu’on a dû procéder à des démolitions pour pouvoir avoir accès à certaines zones, on a des gravats qui se sont entassés sur des feux qui couvaient toujours. Ce qui rend l’extinction difficile, parce qu’on est obligé de retirer d’abord les gravats pour pouvoir atteindre les foyers et éteindre le feu définitivement », a-t-il confié à RFI. Pour les commerçants, l’incendie est une catastrophe totale. Salimatou Ibrahim, l’une des victimes, décrit une scène de panique lorsqu’ils ont tenté de sauver leurs marchandises. « On était au magasin, on était en train de vendre, et puis d’un coup, les gens ont commencé à courir. On a demandé, mais qu’est-ce qui se passe ? Lire aussi: [Niger:« Je condamne tout changement anticonstitutionnel et toute violence », Issoufou Mahamadou contre le renversement de Bazoum)>https://www.linvestigateur.info/?Niger-Je-condamne-tout-changement-anticonstitutionnel-et-toute-violence&var_mode=calcul] Et ils nous ont dit : il y a du feu ! Tout de suite, on a pris ce qu’on a pu prendre. Et puis d’un coup, les bouteilles de gaz ont explosé. C’est ça qui s’est passé. On a essayé de récupérer un peu, mais on a perdu beaucoup de choses. Franchement, c’est toute notre vie ici. Manger, se soigner, la scolarité : tout est ici. On n’a plus rien. On fait comment ? Les marchandises sont là, tout est brûlé ! On va faire quoi ? Mais on remercie le bon Dieu, nous sommes en vie ». Alors que les pompiers continuent de lutter contre les flammes, ils appellent la population à éviter la zone du sinistre pour des raisons de sécurité.















