Ce 9 novembre 2020, l’opposant Pascal Affi N’Guessan a été transféré vers une prison inconnue après avoir été placé sous mandat de dépôt. Des chefs d’accusation, au nombre de 06 pèsent sur l’opposant ivoirien.
M. Affi, recherché pour son rôle dans le Conseil national de transition (CNT), un organe créé par l’opposition et sensé se substituer aux institutions de la République, a été
Interpellé dans la nuit de vendredi à samedi à Adzopé, à une centaine de Km d’Abidjan. Recherché par les autorités de Côte d’Ivoire compte tenu de rôle dans le Conseil national de transition (CNT), il est désormais transféré vers une prison pour le moment inconnue.
Dans la foulée des résultats proclamés par la Commission électorale indépendante (CEI), la contestation des opposants a suivi. Avec la mise en place CNT. Pire, des « blocus » ont été imposés devant la résidence du président du CNT, Henri Konan Bédié et des leaders dont M. Affi interpellés.
« Le procureur de la République, Richard Adou, a fait observer vendredi, lors d’une conférence de presse, que le Conseil national de transition est constitutif d’attentat, de complot contre l’autorité de l’Etat et de l’intégrité du territoire national. », rapporte Yeclo.
Dans la même logique, le procureur a indiqué avoir saisi le doyen des juges d’instruction à l’effet d’une ouverture d’information judiciaire sur ces actes perpétrés et commandités par les initiateurs de cet organe qui avait pour finalité d’attenter à l’autorité de l’Etat et renverser les institutions en place.
Ce qu’a fait le juge d’instruction avec pour charges: actes de terrorisme, attentat et complot contre l’autorité autorité l’Etat, meurtres, vol et vol en réunion avec violences portant sur le matériel électoral et divers autres biens.
Il lui est par ailleurs reproché, l’incendie et la destruction de véhicules appartenant à autrui, de biens immeubles, le pillage de marchandises et de propriétés immobilières, des coups et blessures volontaires.
« Des charges qui comprennent par ailleurs, l’organisation et la participation à un mouvement insurrectionnel, à une manifestation non déclarée ou interdite, l’apologie de crime de meurtres, l’atteinte aux opérations électorales et à l’exercice du droit de vote.», rapporte le site ivoirien.