Centrafrique : Faustin-Archange Touadéra prête serment et entame un troisième mandat

Réélu à l’issue de la présidentielle du 28 décembre 2025, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra prête serment ce lundi 30 mars 2026 à Bangui. Officiellement déclaré vainqueur avec 77,90 % des suffrages par le Conseil constitutionnel de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra entame son troisième mandat à la tête de la République centrafricaine. Cette nouvelle…

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Réélu à l’issue de la présidentielle du 28 décembre 2025, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra prête serment ce lundi 30 mars 2026 à Bangui.

Officiellement déclaré vainqueur avec 77,90 % des suffrages par le Conseil constitutionnel de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra entame son troisième mandat à la tête de la République centrafricaine. Cette nouvelle investiture intervient un peu plus de deux mois après un scrutin contesté par son principal adversaire, Anicet-Georges Dologuélé, qui a dénoncé des irrégularités. La cérémonie d’investiture, organisée dans la capitale Bangui consacre l’entrée dans la VIIe République, instaurée par la Constitution adoptée en 2023. Pour l’occasion, les autorités ont engagé d’importants travaux d’embellissement urbain, allant de la réhabilitation d’infrastructures routières à la rénovation de sites emblématiques comme le complexe sportif Barthélemy-Boganda. Plusieurs dirigeants de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale ainsi que le président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, sont attendus à cette cérémonie présentée par les autorités comme un moment d’unité nationale. Le ministre de la Communication, Maxime Balalou, évoque un « moment sublime de communion », tandis que le porte-parole de campagne, Evariste Ngamana, parle d’un « acte politique fort ». Du côté de l’opposition, Crépin Mboli-Goumba dénonce une dérive vers le culte de la personnalité, notamment après l’érection d’une statue du président dans la capitale, une initiative qu’il juge excessive. Parmi les premières décisions attendues figurent la nomination d’un vice-président et un éventuel remaniement gouvernemental après les législatives prévues fin avril. Sur le fond, le pays reste confronté à des défis structurels, notamment la lutte contre la pauvreté dans un contexte de retrait progressif des ONG, ainsi que la question sécuritaire, alors que la présence de la mission onusienne tend à diminuer.

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